Congé paternité : un photographe harcelé poursuit son employeur à Tokyo
Un employé de 40 ans réclame 2,2 millions de yens à son entreprise pour « pata-hara ». Craignant de ne plus avoir de poste après son congé, il a porté l'affaire devant le tribunal de district de Tokyo.
Le « paternity harassment », ou « pata-hara », reste un mal profond dans le monde du travail japonais. Ce terme désigne les pressions et les brimades que subissent les pères lorsqu’ils demandent à s’occuper de leur nouveau-né.
Selon un reportage de la chaîne ANNnewsCH diffusé le 7 octobre 2026, un photographe quadragénaire travaillant pour la société Mogi Shoji a déposé plainte. L’homme reproche à sa direction des propos relevant du harcèlement. Il demande désormais 2,2 millions de yens de dommages et intérêts pour le préjudice subi avant et après son départ en congé.
Des menaces directes du patron
Les propos rapportés dans la plainte au tribunal de district de Tokyo sont sévères. Selon ses déclarations, le président et d’autres responsables lui auraient adressé des propos relevant du harcèlement. Il lui aurait notamment lancé : « Je vais déchirer ta demande de congé en mille morceaux ».
Les pressions ne se sont pas arrêtées là. La direction aurait également fait comprendre au futur papa que son retour au bureau ne serait pas forcément bienvenu. « Il se peut que ton siège ait disparu à ton retour », lui aurait-on signifié.
Un combat pour les futurs pères
Au-delà de son cas personnel, le plaignant explique qu’il agit pour l’avenir. Il a déclaré ne pas vouloir laisser aux générations suivantes un environnement de travail où prendre un congé parental rend la vie impossible. Pour lui, briser le silence est le seul moyen de faire évoluer les mentalités.
Le décalage entre les lois protectrices et la réalité brutale des petits patrons reste un obstacle majeur pour les jeunes parents japonais.
“パタハラ”従業員が会社を提訴 育休届を「ビリビリに破いてやる」【スーパーJチャンネル】(2026年10月7日)
© ANNnewsCHCet article se fonde sur le reportage publié par ANNnewsCH, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.