Ambiance électrique à Iga : le maire accusé de harcèlement moral
Le maire d'Iga, Toshinao Inamori, est dans la tourmente. Une commission d'enquête spéciale a recueilli le 25 août 2026 le témoignage poignant d'un fonctionnaire qui l'accuse de menaces professionnelles directes.
C’est une confrontation rare qui secoue la mairie d’Iga, dans la préfecture de Mie. Pour la première fois, un employé municipal est sorti du silence devant la commission Hyakujo, une instance d’enquête spéciale dotée de pouvoirs importants, pour dénoncer les méthodes de son patron. Le climat est glacial entre le fonctionnaire et l’élu local.
Une menace sur la carrière
Les faits reprochés remontent à décembre 2022. Selon les éléments rapportés par ANNnewsCH, le maire Toshinao Inamori aurait fait pression sur ses services pour résilier un contrat liant la municipalité à une entreprise privée. Face aux réticences techniques de son équipe, l’élu aurait perdu patience. Le témoin affirme avoir entendu une phrase sans équivoque : « Je vais aussi réfléchir à votre situation ».
Pour l’employé, cette remarque n’était pas une simple réflexion administrative, mais une menace directe de mutation ou de placardisation. « J’ai été honnêtement surpris. Entendre cela dans le monde d’aujourd’hui, c’est presque de l’extorsion », a déclaré le fonctionnaire lors de son audition publique le 25 août 2026.
Le maire nie toute pression
Assis non loin de son accusateur, le maire Toshinao Inamori a maintenu une ligne de défense diamétralement opposée. Selon lui, les propos ont été déformés. Il se dit « désolé » de voir que sa communication a été perçue de cette manière, tout en niant fermement avoir jamais prononcé ces mots. Lors d’une conférence de presse organisée après l’audition, il a martelé n’avoir « aucune reconnaissance » de ces faits, une formule japonaise classique pour dire qu’il ne se souvient pas d’avoir agi ainsi car, selon lui, cela n’a pas eu lieu.
Cette dénégation a provoqué une vive réaction de l’employé. « Je tremble de colère. Dire que j’ai inventé des mensonges, c’est incroyable », a-t-il confié aux journalistes. La commission Hyakujo, qui traite ces affaires de harcèlement (le fameux « pawahara » japonais) avec beaucoup de sérieux, prévoit d’entendre à nouveau le personnel le mois prochain pour faire la lumière sur cette affaire qui paralyse la vie politique locale.
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© ANNnewsCHCet article se fonde sur le reportage publié par ANNnewsCH, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.