Corée du Nord : Kim Jong-un enterre officiellement le rêve d'unification
78 ans après sa création, la Corée du Nord change radicalement de stratégie. Kim Jong-un abandonne l'objectif historique d'une Corée unifiée pour imposer une vision de deux États souverains et ennemis.
C’est un tournant historique que décrypte テレ東BIZ dans son bulletin du 30 août 2026. La Corée du Nord, dont le régime dure depuis 78 ans (soit plus longtemps que l’ex-URSS), vient de balayer un dogme vieux de plusieurs décennies. Pour la première fois en dix ans, Kim Jong-un a publiquement évoqué le Japon, mais c’est surtout son changement d’attitude envers Séoul qui marque une rupture brutale avec l’héritage de ses prédécesseurs.
Deux nations, plus une seule
Terminée, la quête d’une fusion fraternelle. Selon l’expert interrogé par テレ東BIZ, qui étudie la politique nord-coréenne depuis 30 ans, Kim Jong-un a officiellement acté l’existence de deux États distincts. En qualifiant désormais le voisin du Sud de « République de Corée » au lieu du terme traditionnel « Puk-han » (Corée du Nord), Pyongyang exige d’être reconnu comme une nation souveraine à part entière. Cette décision pragmatique vise à figer la division pour mieux protéger la survie du régime face à son voisin.
La traque de la K-pop
Derrière cette stratégie diplomatique se cache une peur profonde : celle de la contamination culturelle. Pour verrouiller l’esprit des citoyens, le pouvoir a durci le ton avec la loi sur le rejet de la pensée réactionnaire en 2020, suivie en 2023 de la loi sur la protection de la langue de Pyongyang. Ces textes ciblent directement les séries et la musique sud-coréennes qui circulent clandestinement. D’après l’analyse de la source, l’objectif est d’empêcher les jeunes générations de succomber au mode de vie et au vocabulaire de Séoul.
Une héritière sans nom
La question de la succession se précise également. S’il est désormais évident que la fille de Kim Jong-un est destinée à prendre la relève, le mystère reste entier sur son identité officielle. Bien que le nom de « Ju-ae » circule à l’étranger, le régime n’a toujours pas communiqué son nom ni sa date de naissance exacte. Ce silence stratégique, tout en la mettant constamment en avant, souligne son statut de personnalité spéciale au sein de l’appareil d’État nord-coréen.
金正恩氏、10年ぶりに日本を名指し批判!「尊敬するお子様」と呼ばれて…後継者は「ジュエ」なのか【池畑修平の国際ニュースCORE】
© テレ東BIZCet article se fonde sur le reportage publié par テレ東BIZ, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.