Déchets nucléaires : l'État veut mener une étude à Hitachiomiya
Le gouvernement japonais s'apprête à proposer une étude documentaire à Hitachiomiya, à Ibaraki, pour l'installation d'un site de stockage de déchets radioactifs, avec une subvention de 2 milliards de yens à la clé.
Le gouvernement japonais s’apprête à passer à l’offensive sur le dossier épineux des déchets radioactifs. Selon des sources gouvernementales citées par TBS NEWS DIG le 31 août 2026, le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI) prévoit de proposer officiellement une étude documentaire à la ville de Hitachiomiya, située à Ibaraki.
Une étape cruciale pour le stockage final
Cette étude est la première phase du processus de sélection d’un site de stockage géologique profond pour les déchets de haute activité issus des centrales nucléaires. Concrètement, les experts épluchent les archives géologiques pour vérifier l’absence de failles actives ou de risques volcaniques majeurs. Si la démarche se concrétise, Hitachiomiya deviendrait la deuxième localité, après l’île de Minamitorishima (rattachée au village d’Ogasawara), à recevoir une demande directe de l’État sans l’avoir sollicitée elle-même. Actuellement, quatre autres sites, notamment à Hokkaido et sur l’île de Kyushu, ont déjà validé ce type de recherches.
2 milliards de yens sur la table
Pour convaincre les municipalités, Tokyo ne vient pas les mains vides. Une commune qui accepte de lancer cette étude documentaire peut toucher jusqu’à 2 milliards de yens de subventions. Pour Hitachiomiya, qui compte un peu plus de 35 000 habitants, cette manne financière représente un levier potentiel face au déclin démographique et aux difficultés industrielles locales. Selon la carte des caractéristiques scientifiques du gouvernement, la quasi-totalité du territoire de la commune présente des caractéristiques jugées relativement favorables pour l’accueil d’un centre de stockage.
La sécurité avant l’argent
Malgré l’enjeu économique, les résidents restent prudents. Ce n’est pas qu’une question d’argent, la priorité reste la garantie de la sécurité, confie un habitant au micro de TBS NEWS DIG. Un autre souligne qu’il ne pourra pas donner son accord sans une garantie de sécurité à 100 % pour les résidents. Le conseil municipal devra maintenant trancher sur cette proposition délicate qui place la petite ville d’Ibaraki au cœur de la stratégie énergétique nationale.
“核のごみ”最終処分場 茨城・常陸大宮市に「文献調査」申し入れへ最終調整 経済産業省 受け入れた自治体には最大20億円の交付金支給|TBS NEWS DIG
© TBS NEWS DIGCet article se fonde sur le reportage publié par TBS NEWS DIG, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.