Dix ans après Tsukui Yamayuri-en : le devoir de mémoire à Sagamihara
Dix ans après le massacre de 19 personnes dans un établissement pour personnes handicapées, la ville de Sagamihara rend ses archives accessibles au public pour que ce drame ne tombe jamais dans l'oubli.
Le 26 juillet marquera le dixième anniversaire de l’une des tragédies les plus sombres du Japon. En 2016, 19 résidents du centre Tsukui Yamayuri-en, situé à Sagamihara, étaient assassinés dans une attaque à l’arme blanche commise par Satoshi Uematsu. Pour s’assurer que cet événement reste gravé dans la mémoire collective, la municipalité a pris une décision radicale : ouvrir ses archives historiques au public.
Une transparence totale sur l’horreur
Jusqu’ici conservés dans huit boîtes scellées, les documents officiels liés au massacre ont été officiellement classés comme archives historiques permanentes. Désormais, n’importe quel citoyen peut se rendre aux archives municipales pour consulter ces pièces. On y retrouve la chronologie glaçante de la nuit du crime, débutée par un appel aux urgences à 2h56 du matin signalant un homme armé, jusqu’aux rapports d’intervention des secours arrivés six minutes plus tard.
Un travail de mémoire nécessaire
Les dossiers détaillent la gestion chaotique de cette nuit-là, évoquant l’usage du tri médical pour les victimes et le déploiement massif de secours venus de toute la préfecture. Dans les comptes-rendus officiels, l’établissement est décrit comme un véritable “site de catastrophe sans précédent”.
Pour les responsables de la ville, cette initiative n’est pas seulement administrative. Elle est un outil pédagogique destiné aux générations futures. L’objectif est simple : éviter que les détails de cette barbarie ne s’effacent. Il s’agit de permettre à tous de se confronter à la réalité des faits pour mieux comprendre l’ampleur du traumatisme national et les leçons, encore douloureuses, qui en ont découlé.
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