Drame d’Aeon Kumamoto : le bilan s’alourdit à 7 morts après les aveux du groupe
La direction d’Aeon a officiellement reconnu le 11 août avoir laissé des employés retourner dans le centre commercial de Kumamoto avant l’explosion du 28 juillet. Sept personnes ont perdu la vie dans le sinistre.
L’explosion survenue le 28 juillet à l’Aeon Mall Kumamoto après un séisme connaît un nouveau développement tragique. Selon MBS NEWS, la direction du groupe a publié le 11 août les résultats d’une enquête interne qui change radicalement la donne. Le géant japonais de la distribution a admis avoir autorisé sept employés de boutiques partenaires à regagner les lieux après l’évacuation initiale, au moment même où une fuite de gaz menaçait le bâtiment.
Le lourd bilan d’une erreur de jugement
Le bilan humain, désormais officiel, est de sept morts. Ces personnes avaient profité d’une autorisation d’accès temporaire pour récupérer des téléphones, des clés ou vérifier l’état de leurs stocks. Jusqu’à cette annonce, le groupe Aeon restait évasif sur la présence de personnel dans les murs lors de l’accident, affirmant ne pas en connaître la raison exacte. Ce revirement fait suite à des témoignages de salariés recueillis par JNN, expliquant que l’accès leur avait été explicitement accordé pour sécuriser les locaux.
Une gestion de crise pointée du doigt
Akio Yoshida, le PDG d’Aeon, a dû revenir sur ses déclarations initiales pour admettre un manque total de formation et de règles de sécurité claires en cas d’urgence. Le règlement interne du groupe doit maintenant être revu de fond en comble : l’idée est de permettre aux salariés de garder leurs objets de valeur sur eux en permanence pour éviter tout besoin de retourner dans un bâtiment dangereux. Un changement nécessaire qui arrive malheureusement trop tard pour les sept victimes de Kumamoto.
会見から一転「一時入館を認めた」爆発事故のイオンモール熊本…現場の判断で「レジ金や貴重品あれば取りに行って」など声かけ?再入館者が証言 避難後のマニュアル作りが課題か(2026年8月12日)
© MBS NEWSCet article se fonde sur le reportage publié par MBS NEWS, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.