"Drug loss" : le combat d'une famille pour soigner le neuroblastome de leur fils
Kounosuke Suzuki, 5 ans, se bat contre un cancer rare. Sa famille doit faire face au "drug loss", ce retard d'accès aux médicaments étrangers qui prive les patients japonais de traitements innovants.
Kounosuke Suzuki n’a que 5 ans, mais il mène déjà le combat de sa vie. Atteint d’un neuroblastome, une forme de cancer pédiatrique très agressive, ses chances de guérison dépendent d’un traitement qui n’est pas encore autorisé sur l’archipel. C’est le problème du “drug loss”, ce décalage administratif qui empêche les malades japonais d’accéder à des molécules déjà validées ailleurs.
Un médicament bloqué à la frontière
Le traitement en question s’appelle l’éflornithine. Approuvé aux États-Unis, il permet de réduire significativement les risques de récidive. Pour les parents de Kounosuke, l’attente est insupportable. Lors du diagnostic initial, la tumeur était si grosse qu’elle masquait totalement les organes du petit garçon sur les images médicales. Face à l’impuissance des autorités japonaises, la famille a dû se résoudre à une solution radicale : l’importation privée.
Le sacrifice financier d’une famille
Le coût de cette décision est astronomique. Au départ, les Suzuki pensaient s’en sortir avec une somme comprise entre 10 et 15 millions de yens (environ 60 000 à 90 000 euros). Ils étaient même prêts à vendre leur maison pour financer les soins de leur fils. Mais une fois confrontés à la réalité des tarifs internationaux, le montant final s’est avéré bien plus élevé que prévu. Malgré ce gouffre financier, ils n’ont pas hésité : chaque pourcentage de survie supplémentaire est une victoire.
Une lueur d’espoir venue des États-Unis
Le précieux médicament est enfin arrivé d’Amérique. Kounosuke suit désormais son protocole d’éflornithine en parallèle d’un traitement pour protéger son foie. Sa famille, bien que marquée par l’épreuve et les doutes passés, se dit soulagée. Voir leur fils reprendre des forces confirme qu’ils ont fait le bon choix. Ce cas met une nouvelle fois en lumière la détresse des patients qui savent que le remède existe, mais qu’il reste hors de portée pour des raisons purement réglementaires.
2歳で小児がんになった息子、再発時の生存率1割 薬はあるのに日本では使えない「ドラッグロス」に直面
© MBS NEWSCet article se fonde sur le reportage publié par MBS NEWS, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.