Fukushima : le Japon mise sur l'IA physique pour accélérer le démantèlement
Le ministre de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie a rencontré les dirigeants de Tepco pour exiger l'intégration de l'IA physique dans les travaux de la centrale de Fukushima Daiichi.
Une technologie au service de la sécurité
Le chantier de démantèlement de Fukushima Daiichi, l’un des plus complexes au monde, va franchir une nouvelle étape technologique. Ryosei Akazawa, le ministre japonais de l’Économie, a formellement demandé à Keisuke Yokoo, président de Tepco (l’opérateur de la centrale), d’intégrer massivement l’IA physique sur le site. L’objectif est clair : sécuriser et accélérer les opérations de démantèlement et contribuer plus largement à la reconstruction de la région.
Qu’est-ce que l’IA physique ?
Contrairement à une intelligence artificielle classique qui se contente de traiter des données sur un écran, l’IA physique permet de contrôler des machines et des robots de manière totalement autonome. Dans le contexte de Fukushima, cela signifie que des robots pourraient évoluer dans des zones à haut niveau de radioactivité sans intervention humaine directe, en s’adaptant en temps réel aux obstacles et aux imprévus du terrain. C’est une avancée majeure pour limiter l’exposition des travailleurs aux radiations et gagner en efficacité sur des tâches extrêmement délicates.
Tepco promet d’accélérer la cadence
À l’issue de cet entretien, le président de Tepco, Keisuke Yokoo, a confirmé l’orientation. L’entreprise prévoit d’adopter ces nouvelles technologies de pointe pour progresser sur ce site où les défis restent immenses, plus de quinze ans après la catastrophe. Si l’usage de la robotique est déjà une réalité à Fukushima, le passage à l’IA autonome représente un changement de paradigme pour les années à venir.
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