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Japon : 3 millions de yens de dommages pour une stagiaire forcée de quitter

Une stagiaire philippine a obtenu gain de cause en justice après avoir été contrainte de choisir entre l'avortement et le retour au pays suite à sa grossesse, une pratique illégale mais encore trop fréquente dans le pays.

映像 : TBS NEWS DIG · vidéo YouTube intégrée

Une pression insoutenable

C’est un témoignage glaçant que rapporte TBS NEWS DIG. Issa, une ressortissante philippine arrivée à Fukuoka en 2019 dans le cadre du programme de stage technique, s’est vue sommée par son organisme de supervision de mettre fin à sa grossesse. En 2021, alors qu’elle travaille dans une maison de retraite à Koge, elle annonce sa grossesse. La réaction de son supérieur ne se fait pas attendre : il lui suggère ouvertement l’avortement et lui fait comprendre qu’un accouchement nuirait à la réputation des travailleurs philippins, menaçant son emploi et celui de ses compatriotes.

Une condamnation historique

Face à l’impossibilité religieuse d’avorter et à la pression constante, Issa a dû quitter le Japon. Elle a toutefois porté plainte contre l’organisme de supervision. Le 4 août 2026, la justice a tranché en sa faveur : le tribunal a estimé que les agissements du responsable constituaient une violation directe du droit fondamental à choisir de procréer, condamnant l’organisme à verser plus de 3 millions de yens de dommages et intérêts. Une décision qui envoie un signal fort dans un pays où, selon l’Agence des services d’immigration, près d’une stagiaire sur quatre a déjà subi des remarques désobligeantes liées à sa grossesse.

Un modèle à suivre

Si le système de stage technique (450 000 personnes) et celui de compétence spécifique (390 000 personnes) sont souvent critiqués pour leur rigidité, des exemples de réussite existent. À Sakata, dans la préfecture de Yamagata, Nguyen Thi Ha, travailleuse titulaire d’un visa de compétence spécifique, a pu bénéficier d’un congé maternité et parental avant de reprendre son poste dans une confiserie traditionnelle. Soutenue par son employeur, elle aspire désormais à obtenir le statut de compétence spécifique n°2 pour faire venir sa famille au Japon. Ce type de gestion, qui traite les travailleurs étrangers avec la même considération que les employés japonais, reste la voie à suivre pour mettre fin aux discriminations.

原題 · TITRE ORIGINAL

「妊娠したら仕事を辞めてもらう」技能実習生の4人に1人が経験 “退職強要”で賠償命令も 「同じような状況の女性のために声を上げたい」フィリピン女性の思い【news23】|TBS NEWS DIG

© TBS NEWS DIG
原典 · SOURCE ET MÉTHODE

Cet article se fonde sur le reportage publié par TBS NEWS DIG, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.

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