Japon : Takaichi accélère la sortie des fossiles et contourne Ormuz
Sanae Takaichi ordonne une nouvelle feuille de route énergétique d’ici fin 2026, avec pipeline alternatif et relance du nucléaire pour réduire la dépendance au pétrole moyen-oriental.
Pipeline contre Ormuz : le Japon mise sur un contournement physique
Le gouvernement japonais a validé un plan pour soutenir la construction d’un pipeline alternatif permettant d’importer du pétrole sans passer par le détroit d’Ormuz, selon le transcript d’une vidéo diffusée par テレビ東京BIZ le 26 août 2026. Une réponse directe aux tensions récurrentes au Moyen-Orient, qui menacent régulièrement l’approvisionnement énergétique du pays. Le projet, dont les détails techniques restent confidentiels, s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des ressources, alors que le Japon importe encore près de 90 % de son pétrole de cette région.
Nucléaire : « sécurité d’abord, mais maximum »
Autre pilier du plan : l’énergie nucléaire. Le Premier ministre Sanae Takaichi a réaffirmé la volonté de l’État d’utiliser « au maximum » les centrales existantes, tout en garantissant leur sûreté. Une position qui marque une rupture avec la prudence post-Fukushima, mais qui reste conditionnée à des normes strictes. Le gouvernement mise sur cette relance pour réduire la part des combustibles fossiles dans le mix énergétique, actuellement autour de 75 %.
Stratégie GX : la feuille de route attendue pour décembre
Takaichi a donné jusqu’à la fin de l’année aux ministres concernés pour finaliser une nouvelle « stratégie GX » (Green Transformation), qui détaillera les mesures concrètes pour accélérer la transition. Parmi les pistes évoquées : des incitations fiscales pour les entreprises investissant dans les énergies renouvelables, et un renforcement des subventions pour les ménages adoptant des solutions bas-carbone. Le plan s’ajoute au maintien du prix de l’essence à 170 yens le litre, prolongé en mars dernier pour limiter l’impact de l’inflation sur les ménages.
Pourquoi ça change (vraiment) la donne
- Sécurité énergétique : Le pipeline alternatif réduirait la vulnérabilité du Japon face aux crises géopolitiques, comme les blocages du détroit d’Ormuz en 2019.
- Indépendance : Moins de pétrole moyen-oriental = moins de risques de pénuries, mais aussi moins de dépendance aux pétromonarchies.
- Transition accélérée : La relance du nucléaire et les aides aux renouvelables pourraient faire baisser les émissions de CO₂ de 46 % d’ici 2030 (objectif officiel).
Un virage qui pourrait coûter cher : le budget alloué à ces mesures n’a pas encore été dévoilé, mais les experts estiment qu’il se chiffrera en milliers de milliards de yens.
エネルギー安定確保へ新政策 高市総理 年末までに新「GX戦略」【WBS】
© テレ東BIZCet article se fonde sur le reportage publié par テレ東BIZ, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.