Aller au contenu
PARIS --:--:-- TOKYO --:--:-- 東京 20°C 小雨 PARIS 23°C éclaircies NIKKEI 64 011 € 179.1¥ $ 154.2¥
社会

SOCIÉTÉ

+ TOUTE LA RUBRIQUE
SOCIÉTÉ

Kyoto : le célèbre festival Gozan no Okuribi face à une menace existentielle

Le célèbre rituel bouddhiste de Kyoto, prévu ce 16 août, traverse une crise sans précédent. Entre glissements de terrain, pénurie de bois et manque de bras, la survie de cette tradition centenaire ne tient qu'à un fil.

映像 : MBS NEWS · vidéo YouTube intégrée

C’est l’un des rendez-vous les plus iconiques du Japon. Chaque année, le 16 août à 20 heures, les montagnes entourant Kyoto s’embrasent pour raccompagner les âmes des ancêtres vers l’au-delà. Mais derrière la beauté des flammes, l’organisation craque de toutes parts. Entre le dérèglement climatique et le vieillissement de la population, le Gozan no Okuribi est aujourd’hui en sursis.

Un terrain qui s’effondre sous le poids du climat

Le changement climatique ne pardonne pas, même aux rituels sacrés. En juin l’année dernière, des pluies torrentielles ont provoqué des glissements de terrain impressionnants sur le mont Daimonji. Les parois se sont écroulées juste à côté des zones d’allumage. Selon MBS NEWS, les travaux de réparation ont coûté environ 15 millions de yens (environ 90 000 euros). Comme les engins de chantier ne peuvent pas grimper sur ces pentes raides, presque tout a été fait à la main. Un chantier titanesque qui a duré une année entière pour sécuriser le site.

Le pin rouge devient un produit de luxe

Ce n’est pas le seul problème de logistique. Pour obtenir ces flammes rouges si particulières, les locaux utilisent traditionnellement du pin rouge (akamatsu). Sauf qu’un parasite, le scolyte du pin, fait des ravages dans les forêts japonaises. Le bois devient rare, et son prix explose. D’après les responsables locaux, les seuls frais de transport pour acheminer le bois vers le site de Daimonji s’élèvent désormais à plusieurs millions de yens. Parallèlement, les bras manquent : les bénévoles qui portent les fagots au sommet sont de plus en plus âgés, et la relève tarde à venir.

Le financement participatif comme dernier espoir

On pourrait croire que la mairie de Kyoto prend tout en charge, mais c’est plus complexe. Au Japon, la séparation de la religion et de l’État empêche les autorités de financer intégralement un rite purement bouddhiste. Une seule édition coûte environ 10 millions de yens, et les frais d’entretien ont bondi de 30 % en l’espace de dix ans.

Pour sauver la fête, les organisateurs ont dû se tourner vers le numérique. Un crowdfunding lancé le 1er juillet 2026 a déjà dépassé ses espérances : alors que l’objectif était de 4 millions de yens, plus de 6,7 millions ont déjà été récoltés à la mi-août. Les donateurs se sont notamment arraché les « keshizumi », des morceaux de charbon bénits vendus comme talismans protecteurs.

原題 · TITRE ORIGINAL

【五山の送り火】京都の夏の風物詩が存続の危機!?課題が山積み…対策に“クラファン”も 「伝統文化の消える時期かな。保てない」(2026年8月13日)

© MBS NEWS
原典 · SOURCE ET MÉTHODE

Cet article se fonde sur le reportage publié par MBS NEWS, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.

WHATSAPP X FACEBOOK TELEGRAM
関連 TOUT LE FIL