Réseaux sociaux de Sanae Takaichi : le gouvernement tranche
Le porte-parole du gouvernement a clarifié le statut des publications de la Première ministre sur X. Pour Tokyo, ses tweets ne sont pas des documents administratifs officiels.
Une polémique numérique
Le secrétaire général du Cabinet, Seiji Kihara, a tenu à clarifier les choses ce 23 juillet. Le sujet ? Les posts publiés sur les réseaux sociaux par la Première ministre, Sanae Takaichi. Selon lui, il ne faut pas confondre les communications personnelles de la cheffe du gouvernement avec la parole officielle de l’État.
La question n’est pas anodine. En droit administratif japonais, les documents officiels doivent suivre des règles de conservation et de transparence très strictes. En affirmant que le compte X (ex-Twitter) de Takaichi ne dépend pas du Cabinet du Premier ministre, le gouvernement évite de devoir archiver ses messages en tant qu’archives nationales.
Un quotidien sous haute tension
Tout est parti d’une publication datée du 20 juillet. Dans ce message, la Première ministre racontait son rythme effréné : des nuits réduites à trois heures de sommeil pour enchaîner la lecture de dossiers complexes et la préparation des réponses au Parlement. Une mise en scène de son propre dévouement qui a provoqué des réactions mitigées sur la toile.
Ce n’est pas la première fois que Sanae Takaichi fait parler d’elle pour sa gestion de la communication. Si son style direct plaît à une partie de ses soutiens, il est régulièrement scruté par ses opposants qui y voient une volonté de transformer la fonction suprême en une émission de téléréalité politique. En déclarant que ces posts ne sont que des avis personnels, Kihara cherche à couper court à toute polémique juridique sur la gestion de son image numérique.
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