Seconde capitale du Japon : Aichi et Nagoya déposent déjà leur candidature
À peine votée dans la douleur à la Diète, la loi sur la seconde capitale suscite déjà les convoitises. La préfecture d'Aichi et la ville de Nagoya ont dégainé leur candidature commune.
Une loi polémique votée à deux voix près
La cote de popularité de la Première ministre Sanae Takaichi vient de tomber à 57 %, son plus bas niveau depuis son arrivée au pouvoir. En cause : l’adoption au forceps de la loi sur la seconde capitale, validée vendredi dernier avec seulement deux voix d’avance. L’opposition dénonce une mesure taillée sur mesure pour le parti Nippon Ishin no Kai, très ancré à Osaka, ainsi qu’un flou total sur le budget.
Ce texte prévoit de désigner d’ici un an une ou plusieurs métropoles capables de relayer Tokyo en cas de séisme majeur ou de crise grave, afin de désengorger la capitale actuelle.
Aichi et Nagoya dégainent en dix minutes
Il n’aura fallu que dix minutes après le vote pour que les dirigeants de la préfecture d’Aichi et de la ville de Nagoya organisent une conférence de presse commune. Leur objectif est clair : devenir la nouvelle arrière-base stratégique du Japon.
Être désigné comme seconde capitale offre de sacrés avantages. La ville choisie recevra des subventions de l’État pour moderniser ses infrastructures et pourrait récupérer plusieurs ministères aujourd’hui concentrés dans le quartier de Kasumigaseki à Tokyo.
Osaka, Aichi et Fukuoka sur les rangs
Selon les experts, trois régions font figure de favorites : Osaka, Aichi et Fukuoka. Si Osaka semblait pressentie depuis le départ, Aichi affiche des arguments solides. La région dispose d’un poids économique considérable grâce à son industrie manufacturière particulièrement dynamique.
Un point noir subsiste néanmoins pour Aichi comme pour Osaka : le risque de séisme lié à la fosse de Nankai. Le choix final devra donc concilier puissance économique, réseau de transport et sécurité face aux catastrophes naturelles.
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