Séisme à Kumamoto : Toyota suspend plusieurs sites de production
Le contrecoup du séisme de Kumamoto frappe l'industrie automobile. Toyota prolonge et étend la suspension de ses usines, faute de composants et à cause de problèmes logistiques.
Une production à l’arrêt
Le choc du séisme de Kumamoto, survenu le 28 juillet, continue de paralyser la chaîne d’approvisionnement automobile. Toyota a annoncé que son usine de Tahara, spécialisée dans la production de véhicules de luxe Lexus, restera fermée du 3 au 7 août. Cette décision, prise pour des raisons de sécurité et de logistique, illustre la fragilité du système de production en flux tendus.
Le constructeur japonais ne s’arrête pas là : les trois sites situés dans la préfecture de Fukuoka, déjà à l’arrêt, voient leur suspension prolongée jusqu’au 5 août. L’objectif est clair pour Toyota : gérer au mieux les difficultés d’approvisionnement en pièces détachées provoquées par la catastrophe.
Un impact chez les équipementiers
Toyota n’est pas le seul à souffrir de cette situation. L’équipementier Aisin, dont le siège social est situé à Kariya, subit lui aussi les conséquences directes du séisme. Son usine de Kumamoto, dédiée à la production de composants essentiels comme les pièces de portières, a été endommagée par les secousses. Le site reste opérationnel à zéro pour le moment, ce qui bloque de fait la sortie de nouveaux véhicules sur d’autres chaînes de montage.
Le retour à la normale dépend désormais de la sécurisation des sites et du rétablissement des flux de livraison, deux défis majeurs alors que la région lutte encore contre les conséquences immédiates du tremblement de terre.
トヨタ自動車 田原工場の稼働停止へ 熊本地震の影響広がる
© 中京テレビNEWS