Tokyo : un ex-patron de compagnie de transport arrêté pour « taxis clandestins »
La police de Tokyo a arrêté l'ancien dirigeant d'une société de transport d'origine chinoise. Il est suspecté d'avoir prêté son nom pour faciliter l'activité illégale de chauffeurs privés non licenciés.
Une affaire de prête-nom
Le couperet est tombé pour un ancien chef d’entreprise de 46 ans. Les autorités japonaises le soupçonnent d’avoir joué un rôle pivot dans un réseau de « shiro-taku » (littéralement “taxis blancs”, le terme japonais pour les taxis clandestins). En clair, cet homme est accusé d’avoir prêté son identité et sa licence de transport pour permettre à des conducteurs non autorisés d’opérer en toute illégalité.
Pour rappel, le métier de chauffeur de taxi au Japon est strictement réglementé. Il nécessite une licence professionnelle et des véhicules aux normes précises. Utiliser une voiture particulière pour transporter des clients contre rémunération est une pratique fermement sanctionnée par la loi, car elle échappe aux contrôles de sécurité et aux assurances professionnelles.
Un réseau sous surveillance
L’enquête menée par la police métropolitaine de Tokyo met en lumière une mécanique bien rodée. L’ancien patron aurait permis à ces chauffeurs d’utiliser sa structure légale comme façade pour masquer leurs activités. Ce genre de réseau cible souvent les touristes étrangers ou les personnes cherchant des trajets rapides via des applications de réservation, loin des circuits officiels.
Ce n’est pas la première fois que les autorités japonaises s’attaquent à ce fléau. Avec l’augmentation du flux touristique, la tentation de mettre en place des services de transport non officiels est grande, mais la police veille au grain. Les interpellations se multiplient dans la capitale pour démanteler ces filières qui menacent les transporteurs honnêtes et la sécurité des passagers.
【男逮捕】“白タク”ドライバーに名義貸し疑い 中国籍のハイヤー会社元社長─警視庁
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