30 000 porteurs et des litres d'eau : le festival de Fukagawa enflamme Tokyo
Le célèbre festival Fukagawa Hachiman a fait son grand retour ce 16 août à Tokyo. Entre rituels ancestraux et batailles d'eau géantes, 54 sanctuaires portatifs ont défilé sous les acclamations de la foule.
Dès l’aube, les rues du quartier de Fukagawa se sont transformées en une mer humaine. Selon ANNnewsCH, 54 mikoshi (ces sanctuaires portatifs transportant les divinités) et pas moins de 30 000 porteurs ont envahi le pavé ce 16 août. Un signal sonore donné par des feux d’artifice a lancé les festivités tôt le matin, marquant le début de l’un des trois plus grands festivals de l’ancienne Edo, l’actuelle Tokyo.
Une tradition née en 1642
Ce rassemblement ne date pas d’hier. Le festival de Fukagawa Hachiman a vu le jour en 1642. À l’origine, l’événement célébrait la succession de Tokugawa Ietsuna, le fils aîné du troisième shogun du Japon, Iemitsu. Depuis près de quatre siècles, les habitants perpétuent ce rite qui lie l’histoire de la capitale à celle de la célèbre dynastie guerrière. Pour les locaux, c’est un moment de communion intense qui dépasse le simple folklore.
Le rituel de l’eau purificatrice
La particularité de cet événement reste son ambiance électrique et particulièrement humide. On l’appelle d’ailleurs souvent le festival de l’arrosage. Pour souhaiter santé et protection aux porteurs, les spectateurs massés le long du parcours leur lancent d’énormes quantités d’eau. Ce geste, censé purifier les participants et les protéger des maladies, crée un spectacle unique où la vapeur d’eau se mélange à la sueur et à la ferveur des chants.
L’intensité est montée d’un cran quand les hanabo, les extrémités décoratives des poutres des sanctuaires, ont commencé à s’entrechoquer bruyamment au rythme des pas. Le point d’orgue de la journée s’est produit lors de l’entrée finale des mikoshi au sanctuaire, concluant une procession physique éprouvante commencée aux premières lueurs du jour.
富岡八幡宮例大祭 3年に1度“水かけ祭り”54基3万人が担ぐ神輿に31万人歓喜(2026年8月16日)
© ANNnewsCHCet article se fonde sur le reportage publié par ANNnewsCH, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.