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Baisse de la TVA sur l'alimentaire : Sanae Takaichi face à l'échec des débats

Le Conseil national n'a pas réussi à s'accorder sur la réduction de la taxe sur les produits alimentaires. La Première ministre japonaise se retrouve seule pour porter cette mesure phare alors que sa popularité chute.

映像 : ANNnewsCH · vidéo YouTube intégrée

Le rideau tombe sur des mois de tractations infructueuses. Le Conseil national, cette instance réunissant majorité, opposition et experts, a acté son désaccord total lors de sa vingtième réunion. Le sujet qui fâche reste le même : comment alléger le ticket de caisse des Japonais pour les deux prochaines années en attendant une réforme plus profonde prévue pour 2029.

Un blocage politique total

L’idée de Sanae Takaichi était simple sur le papier : faire passer la taxe sur la consommation (la TVA locale) de 8 % à 1 % pour les produits de première nécessité. Si tout le monde s’accorde sur le principe d’un versement lié aux revenus à la fin de la décennie, le « pont » pour les deux ans à venir est devenu un gouffre. L’opposition réclame soit une baisse permanente, soit des aides directes immédiates, refusant de valider une mesure temporaire qu’elle juge floue.

Pour beaucoup d’observateurs au sein du Kantei, la résidence officielle de la Première ministre, c’est une occasion manquée. Si le gouvernement avait déposé son projet de loi dès février, juste après les élections, la mesure serait sans doute déjà en vigueur. Aujourd’hui, le projet dérive sans cap clair, piégé par les calculs politiques des différents partis.

L’inflation menace de manger les économies

Au-delà de la politique, les économistes tirent la sonnette d’alarme. Avec une inflation alimentaire qui frôle les 6 % par an au Japon, le bénéfice de cette baisse de 7 points de taxe pourrait s’évaporer en à peine plus d’un an. Les tensions au Moyen-Orient et la hausse du prix du pétrole risquent d’accélérer ce phénomène.

Un autre risque inquiète les spécialistes : celui de voir les commerçants profiter de la baisse de taxe pour augmenter leurs marges, annulant l’effet pour le consommateur. Sans oublier le choc brutal attendu dans deux ans, au moment où la taxe remontera à son niveau initial.

La survie du gouvernement en jeu

Malgré ces critiques et une chute de 10 points dans les sondages, Sanae Takaichi ne compte pas reculer. Pour ses proches, abandonner cette promesse reviendrait à signer la fin de son mandat. La Première ministre prévoit donc de passer en force lors de la session parlementaire d’automne. Elle tentera de faire voter la loi en s’appuyant sur sa majorité et quelques alliés de circonstance, quitte à se passer d’un consensus national.

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【報ステ解説】国民会議まとまらず…食料品の消費減税は“総理の判断”へ【報道ステーション】(2026年7月22日)

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