TVA à 1 % sur les aliments : le gouvernement Takaichi valide le projet
Le Conseil des ministres a officiellement adopté ce mercredi la réduction de la taxe sur la consommation pour l'alimentation. Sanae Takaichi prépare maintenant le terrain pour un vote au Parlement cet automne.
Le passage à l’acte
C’est désormais officiel. Le gouvernement japonais a franchi une étape cruciale mercredi matin. Lors d’un Conseil des ministres extraordinaire, le projet de baisse de la TVA sur les produits alimentaires à 1 % a été formellement adopté. Sanae Takaichi, la Première ministre, l’a confirmé lors d’un point presse : cette mesure est la priorité absolue pour soulager les ménages qui trinquent face à l’inflation.
Attention, cette bascule vers une TVA ultra-réduite n’est pas une fin en soi. Le gouvernement la présente comme une solution de transition, un « pont » en attendant une réforme beaucoup plus profonde. L’objectif final est de mettre en place un système de crédit d’impôt avec versement pour les foyers les plus modestes. En gros, au lieu de baisser les prix pour tout le monde, l’État rendra de l’argent directement à ceux qui en ont besoin via l’impôt sur le revenu.
Un calendrier serré et un financement fléché
Le tempo s’accélère. Les détails techniques du texte, ce qu’on appelle ici le « Taiko » (le grand cadre de la réforme fiscale), seront finalisés en septembre. Juste après, le projet de loi sera déposé lors de la session extraordinaire du Parlement. Takaichi veut un vote rapide pour une mise en œuvre dès avril 2026.
Côté porte-monnaie, la Première ministre veut rassurer sur le sérieux budgétaire. Pas question de creuser le déficit sans réfléchir. Pour financer ce coup de pouce, Tokyo va piocher dans des revenus non fiscaux, environ 9 000 milliards de yens (environ 55 milliards d’euros) récupérés via divers fonds et comptes spéciaux de l’État.
En finir avec l’addiction aux rallonges
Sanae Takaichi a aussi profité de l’occasion pour réaffirmer sa ligne : le Japon doit arrêter de vivre sous perfusion de budgets supplémentaires. Jusqu’ici, le pays multipliait les budgets rectificatifs en cours d’année pour parer aux urgences. Désormais, ces rallonges seront limitées aux vraies crises. Pour le reste, le gouvernement mise sur une gestion plus rigoureuse avec un objectif clair : maintenir les nouvelles émissions de dette sous la barre des 30 000 milliards de yens pour la deuxième année consécutive.
【速報】「飲食料品の消費税率1%」閣議決定 高市首相が記者団にコメント
© 日テレNEWS