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Calvaire à Hokkaido : « Qui est le maître du Japon ? » hurlait le patron

Des travailleurs birmans venus au Japon sous le statut de travailleur qualifié ont vécu un enfer dans une ferme à Hokkaido. Violences physiques et humiliations étaient le quotidien de ces hommes en quête de sécurité.

映像非公開 ・ VIDÉO SOURCE INDISPONIBLE

La vidéo de TBS NEWS DIG qui a servi de source à cet article a depuis été retirée ou passée en privé par la chaîne. L'article reste en archive.

Arriver au Japon avec l’espoir d’une vie meilleure et se retrouver face à un tyran. C’est l’histoire glaçante de plusieurs ressortissants birmans employés dans une exploitation agricole à Hokkaido. Ces hommes sont venus dans l’archipel sous le statut de « travailleur qualifié spécifié », un visa créé pour attirer de la main-d’œuvre étrangère dans les secteurs en tension comme l’agriculture.

L’illusion de la sécurité

Pour ces jeunes birmans, le Japon représentait une terre d’asile et de sécurité, loin de l’instabilité de leur pays d’origine. Mais selon des informations rapportées par TBS NEWS DIG le 8 septembre 2026, la réalité a été brutale. Au lieu d’un cadre de travail respectueux, ils ont découvert un système basé sur la peur.

Leur employeur ne se contentait pas de donner des ordres. Il utilisait la violence physique et des intimidations verbales constantes pour briser leur volonté. Une phrase résume à elle seule l’ambiance toxique de cette ferme : « Qui est le maître du Japon ? » hurlait le patron à ses employés birmans, comme pour leur signifier qu’ils n’avaient aucun droit sur le sol nippon.

Un système sous le feu des critiques

Le programme des travailleurs qualifiés spécifiés (Tokutei Gino) a été conçu pour être plus protecteur que l’ancien système de stagiaires techniques, souvent comparé à de l’esclavage moderne. Pourtant, ce nouveau témoignage à Hokkaido prouve que les contrôles restent insuffisants. Le statut de travailleur qualifié spécifié permet normalement plus de libertés, mais la dépendance envers l’employeur reste un frein majeur pour dénoncer les abus.

Ces travailleurs birmans se retrouvent dans une situation de vulnérabilité extrême. Partir, c’est risquer de perdre son visa. Rester, c’est subir les coups et les insultes. Les faits, signalés en septembre 2026, mettent en lumière la difficulté pour ces employés étrangers de faire valoir leurs droits dans les zones rurales isolées de la préfecture de Hokkaido.

Cette affaire rappelle que derrière les chiffres de l’immigration économique se cachent des tragédies humaines. La question de l’accueil et du respect des droits fondamentaux des travailleurs étrangers reste un défi majeur pour le gouvernement de Sanae Takaichi, alors que le pays dépend de plus en plus de cette main-d’œuvre extérieure pour soutenir son agriculture.

原題 · TITRE ORIGINAL

「日本のご主人様は誰だ!」北海道の農場でミャンマー人を棒で叩き…尻・胸触るセクハラか 被害の訴え【news23】|TBS NEWS DIG

© TBS NEWS DIG
原典 · SOURCE ET MÉTHODE

Cet article se fonde sur le reportage publié par TBS NEWS DIG, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.

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