Corruption au conseil régional de Fukuoka : le scandale des pots-de-vin
Le conseil régional de Fukuoka est secoué par des accusations de versements illicites en échange de postes à responsabilités. Tandis qu'un élu exige une enquête indépendante, les principaux mis en cause nient tout en bloc.
Une affaire de “postes contre argent”
Tout est parti des déclarations explosives de l’élu préfectoral Genao Yoshimatsu. Il affirme avoir dû débourser environ 20 millions de yens (soit 120 000 euros environ) avant d’accéder à la présidence du conseil en 2020. Il qualifie ces pratiques de véritable “extorsion” ou de “frais de protection”. Au total, quatre élus auraient été contraints de verser des sommes allant de plusieurs millions de yens pour obtenir des postes de président ou de vice-président.
Un bras de fer sur l’enquête
Face à ces accusations, le président actuel du conseil, Isao Kurauchi, et les quatre autres cadres visés démentent formellement avoir touché le moindre centime. Le vice-président, Masayuki Nakao, a même admis que sa voix figurait sur les enregistrements audio fournis par Yoshimatsu, tout en affirmant que ces échanges ne prouvaient pas de transfert d’argent réel.
Pour faire la lumière sur ces pratiques, une enquête interne par des experts externes a été actée. Mais cela ne suffit pas à Genao Yoshimatsu, qui réclame la création d’un comité d’enquête indépendant, seul garant selon lui d’une neutralité totale. Le président Kurauchi balaie cette idée, arguant que cela prendrait trop de temps.
Vers la fin de la culture du “Sensei”
En parallèle, la préfecture cherche à faire le ménage dans ses relations avec les élus. Jusqu’ici, il était courant que les fonctionnaires appellent les conseillers “Sensei” (terme honorifique signifiant maître ou professeur, très utilisé pour les hommes politiques) et qu’ils se lèvent pour les saluer avec déférence lors de leur entrée en réunion.
Ces pratiques de soumission administrative sont désormais officiellement interdites. Désormais, les fonctionnaires sont encouragés à s’en tenir aux titres officiels (président, élu) et à rester assis lorsqu’ils saluent les membres de l’assemblée. Une mesure symbolique, en attendant de savoir si le dossier financier, lui, fera tomber des têtes.
福岡県議会“ポストとカネ”巡る疑惑解明へ 最初に告白の元議長の県議、第三者委員会の設置求める
© 日テレNEWS