Diplomatie : la Chine entrouvre la porte au consul japonais à Chongqing
Après huit mois de blocage diplomatique, Pékin a enfin autorisé l'arrivée de Shigehiro Nishiumi pour diriger le consulat de Chongqing. Un geste perçu à Tokyo comme un signe d'apaisement bienvenu.
C’est ce qu’on appelle un petit dégel diplomatique. Selon 日テレNEWS, le gouvernement chinois a enfin autorisé l’entrée sur son territoire de Shigehiro Nishiumi, le diplomate choisi par Tokyo pour diriger le consulat général du Japon à Chongqing. Le poste était désespérément vide depuis plus de huit mois, une situation totalement inhabituelle dans les usages diplomatiques.
Un bras de fer autour de Taïwan
Pour comprendre ce blocage, il faut remonter à novembre dernier. La Chine n’avait pas du tout apprécié des déclarations de la Première ministre Sanae Takaichi au sujet d’une éventuelle crise à Taïwan. En guise de représailles, Pékin faisait depuis la sourde oreille et refusait de valider le successeur envoyé par le Japon, laissant le consulat sans patron officiel depuis décembre.
Ce 12 août, on apprend que Shigehiro Nishiumi a pu prendre ses fonctions, même s’il y a une petite subtilité technique. Officiellement, il arrive avec le titre de consul général par intérim. En diplomatie, pour qu’un chef de mission soit pleinement reconnu, le pays d’accueil doit donner son accord préalable (l’agrément). Ici, la Chine n’a pas encore dit oui au titre définitif, mais elle a accepté que Nishiumi s’installe pour diriger les bureaux. Pour le gouvernement japonais, même si le titre est provisoire, il s’agit bien dans les faits du nouveau chef de la représentation locale.
Un signe d’apaisement prudent
À Tokyo, les diplomates respirent un peu. Un responsable du gouvernement estime, auprès de 日テレNEWS, que c’est un pas en avant de la part de la Chine et un signal positif. Jusqu’ici, Pékin utilisait ce blocage comme un levier de pression pur et simple pour marquer son mécontentement.
Pourquoi ce changement de cap ? Les analystes estiment que la Chine se rend compte qu’elle a peut-être poussé le bouchon un peu trop loin dans la dégradation des relations avec son voisin. L’idée serait de décorréler un peu la politique de l’économie pour ne pas trop pénaliser les échanges. On est cependant encore loin d’un grand sommet de réconciliation entre Sanae Takaichi et les dirigeants chinois.
中国政府が歩み寄りか…重慶総領事「代行」就任認める “承認”まだも「実質的には館長」【解説】_8/12
© 日テレNEWSCet article se fonde sur le reportage publié par 日テレNEWS, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.