Fonction publique : hausse salariale de 3,5 % recommandée au Japon
L'Autorité nationale du personnel recommande une revalorisation des salaires de plus de 3,5 % pour les fonctionnaires en 2026. La Première ministre Sanae Takaichi veut rendre l'État plus attractif.
Après les augmentations records et les bonus historiques enregistrés dans le secteur privé, le secteur public s’apprête à emboîter le pas. L’étau se resserre sur l’État pour rester un employeur attractif face au marché du travail nippon.
Une hausse de plus de 3,5 % sur la table
Le 7 août, l’Autorité nationale du personnel (le Jinji-in, l’institution chargée de réguler la rémunération des agents publics au Japon) a officiellement recommandé une augmentation des salaires des fonctionnaires supérieure à 3,5 % pour l’année 2026.
Cette recommandation intervient dans la foulée des négociations salariales du Shunto, qui ont permis aux salariés des grandes entreprises du privé d’obtenir de nettes revalorisations. Pour éviter que la fonction publique ne perde ses compétences au profit du secteur privé, l’ajustement des grilles devenait inévitable.
Attirer et fidéliser les meilleurs talents
Revenant sur cette annonce, la Première ministre Sanae Takaichi a soutenu la nécessité de revoir le traitement des agents d’État. Elle a souligné l’importance capitale d’améliorer la rémunération et de réformer les méthodes de travail pour assurer le recrutement de profils qualifiés.
Pour la cheffe du gouvernement, la hausse des fiches de paie doit s’accompagner d’une modernisation du cadre professionnel. Dans un archipel confronté au déclin démographique où la concurrence pour capter les jeunes diplômés fait rage, la fonction publique cherche à réduire le temps de travail et la pénibilité pour regagner en attractivité.
【国家公務員給与】人事院、高市首相に3.5%超の大幅ベースアップを勧告
© 日テレNEWSCet article se fonde sur le reportage publié par 日テレNEWS, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.