Salaire minimum au Japon : le blocage sur la hausse de 75 yens
Le bras de fer continue entre syndicats et patronat pour définir le nouveau salaire minimum national. Alors que l'inflation pèse sur les ménages, les deux parties campent sur leurs positions.
Un terrain d’entente introuvable
Le gouvernement japonais affiche une ambition claire : atteindre une moyenne nationale de 1 500 yens de l’heure d’ici le début des années 2030. Pour y parvenir, chaque étape est cruciale. Actuellement, la moyenne nationale s’établit à 1 121 yens. Si tout le monde s’accorde sur la nécessité d’une hausse pour compenser la flambée des prix de l’énergie liée aux tensions au Moyen-Orient, les chiffres, eux, ne collent pas.
Lors de la réunion de ce 23 juillet, les syndicats ont posé leurs cartes sur la table : ils réclament une augmentation de 75 yens de l’heure. C’est un cran au-dessus de la hausse historique de 66 yens obtenue l’année dernière. Problème, le patronat juge cette prétention trop éloignée de ses propres marges de manœuvre, bloquant toute possibilité d’accord immédiat.
Vers une solution d’ici la fin juillet ?
Au-delà du montant brut, les syndicats soulèvent une question épineuse : celle des disparités régionales. Ils demandent un mécanisme de revalorisation qui permettrait de réduire l’écart de revenus entre les grandes métropoles, comme Tokyo ou Osaka, et les zones rurales où le coût de la vie est plus bas, mais où le pouvoir d’achat souffre tout autant.
Le temps presse. Avec une inflation persistante, chaque yen compte pour les travailleurs nippons. La prochaine séance de négociation est déjà calée au 27 juillet prochain. Ce rendez-vous est considéré comme celui de la dernière chance pour définir le cadre de cette revalorisation annuelle. Le gouvernement, qui a inscrit cet objectif de hausse rapide dans sa stratégie de croissance nationale, surveille de près ces tractations qui impacteront directement la consommation des ménages dans les mois à venir.
今年度の最低賃金の目安合意に至らず 引き上げ幅めぐり来週詰めの審議へ(2026年7月23日)
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