Fukuoka : un prof viré pour avoir forcé un élève à manger une tomate
Un instituteur de 40 ans a été licencié par la ville de Fukuoka après avoir employé la manière forte pour obliger un enfant à finir son assiette. Une méthode pédagogique musclée qui ne passe plus du tout.
La manière forte pour une tomate cerise
C’est terminé pour cet enseignant de 40 ans qui travaillait dans une école primaire publique à Fukuoka. Le conseil d’éducation de la ville a officialisé son licenciement hier. En cause, un incident survenu en juin dernier pendant le déjeuner scolaire.
Au Japon, le moment du repas (appelé kyushoku) est une véritable institution où l’on apprend aux enfants l’équilibre alimentaire et le respect des aliments. Mais ce jour-là, la leçon a dérapé. Alors qu’un élève s’apprêtait à jeter une tomate cerise qu’il ne voulait pas manger, le professeur est intervenu. Face au refus persistant de l’enfant, l’adulte a perdu patience. Il a saisi les joues de l’élève pour lui ouvrir la bouche, y a inséré le légume de force, puis lui a maintenu la tête et la mâchoire pour l’obliger à avaler.
Le gaspillage comme excuse
Lors de son audition par les autorités municipales, l’enseignant a tenté d’expliquer son geste. Il a affirmé qu’il voulait simplement apprendre à l’élève qu’il ne faut pas gaspiller la nourriture, un principe très ancré dans l’éducation nippone. Toutefois, il a fini par admettre qu’avec le recul, son acte était totalement inapproprié et qu’il avait agi sous le coup de l’impulsion sans réfléchir calmement.
La sanction est tombée sans appel. Pour la ville de Fukuoka, ce recours à la contrainte physique est inadmissible, peu importe l’intention éducative derrière. Ce licenciement disciplinaire illustre la sévérité croissante des autorités japonaises face aux comportements brusques dans les écoles, autrefois plus facilement passés sous silence.
「指導のつもりだった」小2児童の頭とあご押さえ給食のミニトマトを無理やり口へ… 40歳男性教諭を戒告処分 福岡市|TBS NEWS DIG
© TBS NEWS DIGCet article se fonde sur le reportage publié par TBS NEWS DIG, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.