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Fukushima : un aérodrome de kamikazes caché sous la centrale nucléaire

Avant de devenir le symbole d'une catastrophe nucléaire, le site de Fukushima Daiichi abritait une base secrète de l'armée impériale. Un monument historique y reste prisonnier des zones interdites.

映像 : ANNnewsCH · vidéo YouTube intégrée

Tout le monde connaît la centrale de Fukushima Daiichi pour l’accident de 2011. Mais qui se souvient de ce qu’il y avait avant les réacteurs ? Bien avant l’atome, le terrain servait à tout autre chose. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le site accueillait l’aérodrome d’Iwaki, une base de l’armée impériale japonaise.

Des pilotes sacrifiés sur place

C’est ici que s’entraînaient les unités d’attaque spéciale, les fameux Tokkotai, que nous appelons souvent kamikazes. Selon un reportage de Fukushima Broadcasting diffusé le 22 août 2026, cette page de l’histoire locale est aujourd’hui presque totalement méconnue du grand public. Les jeunes pilotes s’exerçaient sur ces pistes de la préfecture de Fukushima avant de partir pour des missions sans retour.

La transformation du paysage a été radicale. Dès les années 1960, le gouvernement a choisi ce plateau côtier pour implanter son programme énergétique. Là où les avions décollaient autrefois, TEPCO a bâti ses infrastructures. Les pistes ont laissé place aux turbines, puis, après le tsunami, aux milliers de cuves de stockage d’eau contaminée.

Un patrimoine derrière les barbelés

Le plus frappant reste ce monument en pierre qui rend hommage à l’histoire de l’aérodrome d’Iwaki. Il existe toujours, mais il est coincé à l’intérieur du périmètre de la centrale nucléaire. D’après les témoignages recueillis par ANNnewsCH, personne ne peut plus l’approcher à cause des mesures de sécurité draconiennes et des travaux de démantèlement en cours.

C’est là tout le drame de la transmission historique dans la région. En plus de la contamination radioactive, l’accident nucléaire a physiquement coupé l’accès aux racines de la communauté. Les anciens du village et ceux qui ont érigé cette stèle s’inquiètent de voir cette mémoire s’effacer. Si les habitants ne peuvent plus voir leurs propres monuments, comment raconter aux nouvelles générations ce qui s’est passé sur ces falaises avant l’ère du nucléaire ? Le documentaire montre que la catastrophe a dressé une barrière infranchissable entre les vivants et leur propre passé militaire.

原題 · TITRE ORIGINAL

今は見ることができない戦争の歴史 福島第一原発はかつて特攻隊の訓練基地だった…記念碑に残された「磐城飛行場」の記憶 原発事故で散り散りになった住民の思い【テレメンタリー】

© ANNnewsCH
原典 · SOURCE ET MÉTHODE

Cet article se fonde sur le reportage publié par ANNnewsCH, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.

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