Greffe de rein de porc : le Japon vise une standardisation d'ici 2033
Le Japon franchit une étape décisive vers la xénotransplantation. Une équipe médicale prévoit d'intégrer la greffe de rein de porc génétiquement modifié dans les traitements standards d'ici 2033.
Une avancée médicale majeure
La startup PorMedTec, issue de l’Université Meiji, travaille sur une solution révolutionnaire pour pallier la pénurie chronique d’organes. Leur méthode consiste à utiliser des porcs dont le patrimoine génétique a été modifié afin de limiter les risques de rejet immunitaire lors d’une transplantation chez l’humain.
Vers les premiers essais cliniques
Le projet prend une tournure concrète grâce à une collaboration avec l’hôpital Shonan Kamakura, situé dans la préfecture de Kanagawa. Les équipes ont déjà réalisé une opération de prélèvement sur un porc génétiquement modifié pour tester la viabilité du processus. Le chirurgien en charge a qualifié l’organe de “très sain”, soulignant une facilité technique encourageante pour les futures interventions.
Le calendrier est désormais fixé : les essais cliniques sur l’homme sont programmés pour démarrer en 2028. Si tout se déroule comme prévu, ces experts ambitionnent de faire de la xénotransplantation (la transplantation d’organes d’une espèce à une autre) une option thérapeutique courante d’ici 2033.
Un espoir pour les patients en insuffisance rénale
Pour les patients souffrant d’insuffisance rénale sévère, cette technologie pourrait changer la donne. Plutôt que d’attendre indéfiniment un donneur humain compatible, la greffe issue d’animaux génétiquement modifiés offrirait une alternative beaucoup plus accessible. Ce type de procédure, qui semblait relever de la science-fiction il y a encore quelques années, semble désormais entrer dans une phase de concrétisation médicale accélérée au Japon.
ブタの腎臓をヒトに「異種移植」 「2033年には標準治療の1つに」(2026年07月22日)
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