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Handicap au Japon : le combat de Mio Fukada face au mur de l'emploi

À 22 ans, Mio Fukada rêve de travailler malgré son handicap moteur. Mais entre les refus et des frais d'assistance exorbitants à sa charge au bureau, le système japonais lui ferme encore ses portes.

映像 : MBS NEWS · vidéo YouTube intégrée

Mio Fukada a 22 ans et un rêve tout simple : dire bonjour à ses collègues le matin et se sentir utile. Pourtant, cette habitante d’Otsu, à Shiga, vient de recevoir sa quarantième lettre de refus. Atteinte d’une infirmité motrice cérébrale sévère, elle se heurte à une réalité brutale que les discours officiels sur l’inclusion peinent à masquer.

Un parcours exemplaire

Depuis qu’elle est petite, Mio n’a jamais laissé son fauteuil roulant définir ses limites. Elle a chanté dans une chorale locale, s’est investie dans le conseil des élèves au lycée et a même organisé des événements pour sensibiliser les gens au handicap. Après avoir terminé ses études dans un institut universitaire de courte durée, elle pensait que le monde du travail l’accueillerait comme n’importe quel autre diplômé.

L’obstacle financier des 400 000 yens

Ce n’est pas le manque de motivation qui bloque, mais une règle administrative rigide. Si l’assistance pour la vie quotidienne à la maison est largement subventionnée, ce n’est plus le cas dès qu’on franchit le seuil d’une entreprise. Selon les informations de MBS NEWS publiées le 16 août 2026, l’aide humaine dont elle a besoin à son poste de travail lui coûterait entre 300 000 et 400 000 yens par mois.

En temps normal, les frais d’assistance à domicile ne lui coûtent que quelques dizaines de milliers de yens par mois grâce aux aides publiques. Mais au bureau, le système change : les aides s’arrêtent par principe, laissant le coût à la charge de l’employeur ou de la personne handicapée elle-même. Pour une jeune diplômée qui débute, cette somme est totalement impossible à assumer.

Une inclusion qui piétine

Même si le gouvernement de Sanae Takaichi mise sur la dynamisation de la société, le cas de Mio Fukada prouve que les structures restent figées. Elle continue pourtant de postuler sans relâche, espérant qu’une entreprise ou une évolution de la loi fera enfin tomber ce mur financier qui l’empêche encore de contribuer pleinement à la société japonaise.

原題 · TITRE ORIGINAL

『それでも働きたい』重度障がい者の就職に立ちはだかる“冷たい制度の壁” 職場でのヘルパー利用は「10割負担」不採用通知は40件…重たい扉開くため一歩踏み出す【MBSドキュメンタリー映像 ’26】

© MBS NEWS
原典 · SOURCE ET MÉTHODE

Cet article se fonde sur le reportage publié par MBS NEWS, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.

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