L'arnaque au crabe : 42 000 Japonais piégés par des colis de fruits de mer
À Sapporo, la police a mis fin à une vaste escroquerie aux faux colis de produits de la mer. Sept hommes ont été arrêtés pour avoir extorqué plus de 900 millions de yens à des milliers de victimes à travers tout le Japon.
Le mode opératoire est bien rodé et mise sur la gourmandise des Japonais pour les produits de Hokkaido. Entre juillet et août 2026, la police de Sapporo a interpellé sept individus, dont un certain Hokuto Uchiyama, soupçonnés d’avoir orchestré une fraude massive surnommée l’arnaque au crabe. Se présentant sous des noms d’entreprises crédibles comme Kita no Miyako ou Hokusho Suisan, les escrocs contactaient leurs victimes par téléphone avec un aplomb désarmant.
Un pactole de 900 millions de yens
Le groupe ne visait pas petit. Selon FNNプライムオンライン, l’organisation aurait piégé environ 42 000 personnes dans tout l’archipel. Le montant total du préjudice dépasse la barre des 900 millions de yens (environ 5,5 millions d’euros). Les suspects utilisaient des arguments variés pour forcer la main des acheteurs, affirmant par exemple qu’une foire aux produits régionaux était en cours ou mentant carrément en disant : « Vous avez déjà commandé chez nous par le passé, n’est-ce pas ? ».
Les lots proposés, comprenant du crabe des neiges, du saumon, de la seiche ou du hokke (un poisson local très apprécié), étaient vendus à des tarifs prohibitifs. Certains ensembles étaient facturés jusqu’à 100 000 yens l’unité, un prix qui a laissé les habitants de Sapporo sans voix lors des interviews réalisées après l’annonce des arrestations.
La déception au déballage
Un habitant de la préfecture d’Aichi témoigne de sa mésaventure survenue en janvier dernier. Après avoir décliné une offre initiale à 30 000 yens, il a fini par céder quand le démarcheur a baissé le prix à 15 000 yens en lui garantissant qu’il ne serait pas perdant. À l’arrivée, le colis contenait sept articles, dont des crevettes et du saumon, pour une valeur réelle estimée à moins de 5 000 yens. « J’ai compris que je m’étais fait avoir », confie-t-il amèrement.
Comment ne pas mordre à l’hameçon
Face à la multiplication de ces appels, les autorités rappellent des consignes simples. Si vous recevez un appel suspect pour de la vente forcée, il faut refuser fermement. Si, malgré votre refus, un colis arrive en contre-remboursement (le livreur demande le paiement à la porte), la police conseille de ne surtout pas payer. Il suffit d’expliquer la situation au transporteur pour que le colis soit renvoyé à l’expéditeur sans frais pour vous.
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© FNNプライムオンラインCet article se fonde sur le reportage publié par FNNプライムオンライン, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.