Le rêve japonais d'étudiants ukrainiens, de la zone de guerre à Tokyo
Des étudiants ukrainiens en japonais ont pu découvrir le pays lors d'un programme d'échange. Pour Sofia, 21 ans, cette immersion est une étape clé vers son rêve de devenir traductrice.
Une fenêtre ouverte sur le Japon
Fin août 2026, plusieurs étudiants ukrainiens apprenant le japonais ont eu l’opportunité de venir au Japon pour un programme d’échange culturel. Parmi eux, Sofia, 21 ans, étudiante à l’université nationale de Dnipro, située dans l’est de l’Ukraine. Pour cette jeune femme, cette visite est une première. Elle a pu échanger avec des étudiants japonais, découvrant des réalités aussi simples que le chant des cigales, qu’elle ne connaissait que via les anime.
La réalité du conflit au quotidien
L’expérience du campus est une révélation pour Sofia. Dans son pays, l’accès aux universités est devenu rare à cause du conflit. « Je ne suis allée à l’université ukrainienne qu’une seule fois pour des démarches administratives », confie-t-elle à 日テレNEWS. Depuis que son établissement est proche du front, tous ses cours se déroulent en ligne, entrecoupés par les coupures de courant et les alertes aux raids aériens qui rythment la vie éducative ukrainienne.
Se reconstruire par la langue
Le parcours de Sofia est marqué par l’occupation de sa ville natale, Izium, par les forces russes en 2022. Âgée de 16 ans à l’époque, elle a passé environ cinq mois sous occupation. C’est dans ce contexte sombre, contrainte de rester cachée, qu’elle a commencé à étudier le japonais. Se plonger dans cette langue exigeante était pour elle une manière de s’évader et de conserver l’espoir d’un futur meilleur.
Quatre ans plus tard, Sofia ne cherche plus seulement à survivre, mais à bâtir une carrière de traductrice pour favoriser le partage de connaissances entre l’Ukraine et le Japon. Interrogée sur ce qu’elle écrirait à la jeune fille qu’elle était en 2022, elle répond avec émotion : « Je lui dirais de ne pas s’inquiéter, que sa famille est en sécurité. Je ne lui dirais pas que je suis au Japon, car elle ne me croirait tout simplement pas. »
【露軍の占領下で】日本語学習が生きる希望…ウクライナ人学生の思い 「日本にいる…当時の私は信じない」
© 日テレNEWSCet article se fonde sur le reportage publié par 日テレNEWS, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.