Mines d'or de Sado : l'UNESCO demande plus de transparence historique
L'UNESCO a adopté une résolution concernant les mines d'or de Sado au Japon. L'organisation exige des précisions supplémentaires sur le travail forcé durant la guerre, jugées insuffisantes pour l'instant.
Une page d’histoire encore floue
Le dossier des mines d’or de Sado, situées sur l’île du même nom, vient de franchir une nouvelle étape auprès de l’UNESCO. Au cœur du débat : la période de la Seconde Guerre mondiale. La Corée du Sud dénonce depuis longtemps le recours au travail forcé de personnes issues de la péninsule coréenne sur ce site historique.
Le gouvernement japonais avait pourtant soumis un rapport l’an dernier, détaillant des mesures pour renforcer la sensibilisation et améliorer la qualité des expositions sur place. Mais pour l’instance internationale, ces efforts ne suffisent pas encore. La résolution tout juste adoptée souligne qu’il y a bien des avancées, mais que le compte n’y est pas.
Un calendrier serré pour Tokyo
L’UNESCO ne lâche pas l’affaire. Elle somme le Japon d’engager des discussions étroites et constructives avec la Corée du Sud pour corriger le tir. L’objectif est de clarifier les conditions de travail de l’époque et de mieux présenter ces faits historiques aux visiteurs.
Tokyo a désormais une échéance précise : un nouveau rapport complet devra être déposé avant décembre 2025. Ce délai laisse au Japon un peu plus d’un an pour convaincre l’organisation internationale et apaiser les tensions mémorielles avec son voisin. Le site, autrefois candidat au patrimoine mondial, reste donc sous haute surveillance diplomatique et culturelle.
「佐渡島の金山」の歴史説明や展示強化求める決議を採択 ユネスコ|TBS NEWS DIG
© TBS NEWS DIG