Plus de sécurité : le gouvernement veut recruter d'anciens soldats
Face à l'explosion du nombre d'étrangers en situation irrégulière, Tokyo compte muscler ses équipes d'immigration. La solution envisagée : faire appel à des militaires à la retraite pour renforcer les rangs.
Le Japon fait face à un défi logistique majeur. Avec plus de 4 millions de résidents étrangers recensés fin 2025, un record historique pour la quatrième année consécutive, les services d’immigration sont sous tension. Le manque de personnel pour gérer les contrôles, les interpellations et les procédures d’expulsion devient critique.
Une nouvelle mission pour les vétérans
Pour combler ces lacunes, le gouvernement réfléchit à une stratégie inédite : intégrer des militaires ayant quitté les Forces d’autodéfense (l’armée japonaise) au sein des brigades d’immigration. L’idée est de profiter de leur formation physique et de leur discipline pour sécuriser les opérations d’expulsion, souvent délicates, où des incidents imprévus peuvent survenir.
Un renfort massif en vue
Au-delà de ce recrutement spécifique, c’est l’ensemble du système qui va gonfler. Le gouvernement prévoit d’ajouter plus de 200 postes de fonctionnaires spécialisés d’ici la semaine prochaine. Environ 50 nouveaux agents de sécurité seront déployés en priorité dans la préfecture d’Ibaraki, une zone où le travail illégal est particulièrement répandu. Parallèlement, 180 nouveaux inspecteurs rejoindront les services pour mener des enquêtes approfondies sur les réseaux de travailleurs clandestins.
Cette réorganisation administrative, qui devrait être actée en conseil des ministres dès le 28 juillet, marque la volonté de Tokyo de reprendre la main sur la gestion des flux migratoires tout en garantissant un cadre plus rigoureux pour les expulsions.
【独自】入国警備官に退職自衛官を活用へ 不法滞在者の取り締まり強化(2026年7月23日)
© ANNnewsCH