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Procès Tabuchi : le chef de l'enquête affirme n'avoir vu que des « morceaux »

L’affaire du procureur d’Osaka accusé d’abus lors d’un interrogatoire rebondit. Son supérieur affirme à la barre n’avoir visionné que partiellement les vidéos qui accablent son subordonné.

映像 : 読売テレビニュース · vidéo YouTube intégrée

L’affaire secoue les rangs de la justice à Osaka. Daisuke Tabuchi, un ancien membre du département d’élite du parquet (le Tokusobu), se retrouve sur le banc des accusés. On lui reproche d’avoir franchi la ligne rouge lors de l’interrogatoire d’un cadre de Pressance Corporation, une grosse société immobilière. Le terme technique est « ryoga », une forme de maltraitance ou de cruauté psychologique exercée par un représentant de l’autorité.

Selon les informations de 読売テレビニュース, l’audience du 24 août 2026 a tourné autour d’un témoignage clé, celui de Mikio Hachisuka. C’était lui qui dirigeait l’enquête à l’époque. La question est simple : comment a-t-on pu laisser un procureur hurler et insulter un suspect sans réagir ? La réponse de Hachisuka est pour le moins surprenante. Il a avoué n’avoir regardé les vidéos de l’interrogatoire que par petits bouts. « Je n’ai vu que des morceaux, de façon fragmentaire », a-t-il expliqué devant le tribunal, précisant qu’il lui était « physiquement impossible » de tout visionner.

Un procureur en roue libre ?

Cette ligne de défense pose une question de fond sur le fonctionnement du parquet japonais. Tabuchi a-t-il agi seul dans son coin ou est-ce tout le système qui est grippé ? Pour les observateurs cités par 読売テレビニュース, on ne peut pas parler d’un simple dérapage individuel sans regarder le contexte organisationnel. Le manque de capacité d’auto-nettoyage de l’institution est clairement pointé du doigt.

En clair, personne n’a vérifié le travail de Tabuchi alors que les outils de contrôle, comme les caméras dans les salles d’interrogatoire, étaient bien en place. L’affaire Pressance Corporation est déjà une épine dans le pied de la justice japonaise, puisque l’ancien président de la boîte a été totalement blanchi après avoir été accusé à tort de détournement de fonds.

La suite du procès

Pour l’instant, Daisuke Tabuchi ne lâche rien. Il maintient que ses méthodes n’étaient pas de la maltraitance et plaide non coupable. La bataille juridique est loin d’être finie. La prochaine étape importante aura lieu lors de la prochaine audience, durant laquelle la défense présentera sa déclaration liminaire pour tenter de démonter les accusations de « ryoga ». On saura alors si les avocats de Tabuchi comptent charger l’institution pour se dédouaner ou si le procureur assume seul sa méthode musclée.

原題 · TITRE ORIGINAL

「検察なめんな」プレサンス事件 捜査指揮した主任検事が出廷 取り調べの録音録画「見られなかった」

© 読売テレビニュース
原典 · SOURCE ET MÉTHODE

Cet article se fonde sur le reportage publié par 読売テレビニュース, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.

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