Semi-conducteurs : le Japon injecte 1 600 milliards de yens à New York
Le gouvernement Takaichi passe à l'offensive industrielle aux États-Unis. Le ministre Akazawa a annoncé un investissement massif pour une usine GlobalFoundries, avec un possible doublement de la mise à terme.
Le Japon vient de sortir le carnet de chèques pour s’assurer une place de choix sur l’échiquier mondial des puces électroniques. Le 15 octobre 2026, le ministre de l’Économie, Akazawa, a annoncé le troisième volet des investissements liés aux négociations douanières américano-japonaises.
Un chèque massif pour GlobalFoundries
Selon les informations rapportées par テレ東BIZ, le gouvernement japonais va injecter environ 1 600 milliards de yens dans la construction d’une nouvelle usine de semi-conducteurs. Le choix s’est porté sur GlobalFoundries, le géant américain de la production de puces sous contrat. L’infrastructure sera implantée dans l’État de New York, et l’objectif est ambitieux : lancer les travaux de construction avant la fin de l’année 2026.
Ce projet ne sort pas de nulle part. Il s’agit du troisième grand investissement japonais sur le sol américain depuis la conclusion des derniers accords douaniers entre Tokyo et Washington.
Un pari qui pourrait doubler de mise
L’histoire pourrait prendre une ampleur encore plus impressionnante. Le ministre Akazawa a précisé que les discussions ne se limitent pas à un seul bâtiment. La construction d’une seconde unité de production est également envisagée. Si les deux parties valident cette extension, l’investissement total japonais pourrait atteindre la somme vertigineuse de 3 300 milliards de yens.
Pour Tokyo, l’enjeu est de ne plus dépendre de chaînes logistiques fragiles. En s’alliant avec GlobalFoundries, le Japon s’ancre durablement dans l’écosystème technologique américain tout en protégeant ses intérêts économiques face à la concurrence internationale dans le secteur vital de l’intelligence artificielle et de l’électronique de pointe.
NY州の半導体工場に投資へ 対米投資第3弾【WBS】
© テレ東BIZCet article se fonde sur le reportage publié par テレ東BIZ, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.