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Smash de sanctuaire et dragons de paille : ces festivals japonais en péril

Alors que le Japon entame ses vacances d'Obon, deux traditions ancestrales, le Mizudome-mai à Tokyo et le Miyata Gion à Nagano, luttent pour leur survie face à une pénurie de bras de plus en plus critique.

映像 : 日テレNEWS · vidéo YouTube intégrée

L’archipel est en plein rush pour Obon, mais derrière l’agitation des gares, un malaise grandit : nos festivals (matsuri) se vident de leurs porteurs. Dans l’arrondissement d’Ota, à Tokyo, le Mizudome-mai survit tant bien que mal. Imaginez le tableau : deux hommes enroulés dans des cylindres de paille pour figurer des dragons, soufflant dans des conques (horagai) pendant que la foule les arrose copieusement. Ce rituel de 700 ans pour appeler la pluie est épuisant. Les locaux plaisantent en disant qu’on y envoie les fauteurs de troubles de l’année, mais la réalité est moins drôle : trouver des volontaires pour se faire malmener sous la paille devient un véritable casse-tête.

On construit pour tout casser

Direction Nagano, au village de Miyata, pour le Miyata Gion. Ici, l’ambiance est encore plus brutale. C’est le “festival étrange” (kisai) par excellence. Contrairement aux sanctuaires portatifs habituels qu’on chérit pendant des siècles, le mikoshi de Miyata est fabriqué chaque année pour être réduit en miettes. À la fin de la parade, les porteurs le balancent du haut des escaliers d’un temple jusqu’à ce qu’il ne reste que des copeaux de bois.

Le dilemme est dingue pour les charpentiers locaux : il faut construire une structure de 200 kg assez solide pour tenir la route, mais assez fragile pour qu’elle s’explose joliment au quatrième jet. Le problème ? Les artisans capables de ce dosage subtil disparaissent, et les jeunes hésitent à rejoindre cette mêlée où les coups de poing et de pied pleuvent parfois sur le bois pour finir le travail.

Ouvrir les rangs pour ne pas mourir

La raison de ce déclin est connue : dénatalité et vieillissement. À Iwate, le célèbre Somin-sai a déjà jeté l’éponge en 2024 après mille ans d’existence. Pour éviter ce sort, Miyata a commencé à briser un tabou : laisser les nouveaux arrivants, ceux qui ne sont pas nés dans le village, porter le sanctuaire. C’est souvent leur seul moyen de se sentir enfin intégrés à la communauté. Entre archives vidéo pour ne pas oublier les gestes et ouverture aux habitants extérieurs, les festivals japonais tentent de muter. Parce qu’une fois qu’un matsuri s’éteint, c’est l’âme du quartier qui s’évapore.

原題 · TITRE ORIGINAL

【密着】各地の“奇祭”が存続の危機?とある離島では情報のない秘祭も...後世に残すため人々の奮闘【OFFSCRIPT〜『news LOG』をDEEPに〜】

© 日テレNEWS
原典 · SOURCE ET MÉTHODE

Cet article se fonde sur le reportage publié par 日テレNEWS, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.

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