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538 suicides de mineurs au Japon : le silence brisé par l'IA

Le nombre de suicides chez les élèves japonais a atteint un record historique l'an dernier. Une enquête montre que la majorité souffre en silence, préférant parfois l'anonymat d'une intelligence artificielle aux adultes.

映像 : 日テレNEWS · vidéo YouTube intégrée

Le chiffre fait froid dans le dos. L’année dernière, 538 élèves d’écoles primaires, collèges et lycées ont mis fin à leurs jours au Japon. Selon 日テレNEWS, c’est le niveau le plus élevé enregistré depuis le début des statistiques en 1980. Derrière ces données, un constat alarmant : la grande majorité de ces jeunes souffre en silence jusqu’au passage à l’acte.

Un mutisme inquiétant dès l’enfance

Une équipe de recherche de l’université Tokai a mené une étude auprès de 100 patients de moins de 18 ans hospitalisés après une tentative de suicide. Le résultat est sans appel : 76 d’entre eux n’avaient confié leur détresse à personne avant leur geste. Pour le professeur Katsuo Mikami, de la faculté de médecine de Tokai, ces enfants perdent dès le plus jeune âge l’habitude d’exprimer leurs émotions ou de demander de l’aide. Ils s’enferment progressivement dans une bulle où la communication devient impossible.

L’IA plutôt que les adultes

Le 31 juillet, lors du Sommet des enfants d’Akashi 2026 à Hyogo, des élèves ont pu s’exprimer sur ce sujet difficile. Pourquoi ne pas parler aux adultes ? Les réponses sont cinglantes. Certains ne veulent pas inquiéter leurs parents. D’autres fuient les professeurs par crainte que ces derniers n’en fassent toute une montagne en transformant un secret en affaire d’État.

Plus surprenant, l’intelligence artificielle émerge comme une solution de secours privilégiée par les nouvelles générations. C’est plus tranquille avec l’IA, explique un élève participant au sommet. Face à la peur du jugement ou de la réaction disproportionnée des humains, le chatbot devient un confident neutre et disponible sans condition.

La règle des trois personnes

Satomi Takahashi, spécialiste en soins infirmiers psychiatriques, martèle un message essentiel : ne pas s’arrêter au premier refus. Elle conseille aux jeunes de ne pas abandonner avant d’avoir essayé de parler à au moins trois personnes différentes. Il existe forcément un adulte quelque part qui veut et peut aider, explique-t-elle.

Pour les spécialistes, le défi est de recréer un dialogue d’égal à égal sans traiter les mineurs avec condescendance. Pour ceux qui cherchent de l’aide, le portail Mamoro yo Kokoro (Protégeons les cœurs) regroupe des services de conseil par téléphone ou par messagerie instantanée.

原題 · TITRE ORIGINAL

【躊躇せず相談を】小中高生の自殺“過去最多”538人 「こころのSOS」誰に、どう伝える? AI、親、先生、友達…相談相手はさまざま

© 日テレNEWS
原典 · SOURCE ET MÉTHODE

Cet article se fonde sur le reportage publié par 日テレNEWS, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.

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