Baisse de la TVA au Japon : la méthode Takaichi fait grincer des dents
Sanae Takaichi veut imposer sa TVA réduite à 1 % dès avril. Mais au sein du PLD, la méthode de la Première ministre passe très mal avant un vote décisif au sommet du parti.
Une méthode qui bouscule les traditions
Au Parti libéral-démocrate (PLD), le parti au pouvoir au Japon, la coutume veut que la commission interne chargée de la fiscalité discute patiemment des réformes avant de trancher. Cette fois, la Première ministre Sanae Takaichi a totalement renversé la table. Elle a directement fixé le résultat avant même d’ouvrir les débats : ramener la TVA sur la nourriture à 1 % dès avril prochain.
Le 30 juillet, la cheffe du gouvernement a donné ses ordres aux dirigeants du parti pour accélérer les procédures. Son but est de faire valider la mesure en Conseil des ministres dès le début du mois d’août. Cette méthode très autoritaire choque une partie de la majorité, qui dénonce une procédure inhabituelle et contraire aux usages.
La riposte s’organise au parti
Pour tenter de calmer le jeu, Itsunori Onodera, le président de la commission fiscale du PLD, a réuni ses cadres. Il a prévu d’organiser une vaste réunion de concertation ouverte à l’ensemble des parlementaires du parti.
L’état-major espère ainsi obtenir rapidement l’aval du Conseil général, l’instance de décision ultime du PLD, dès le début de la semaine prochaine.
Le « boss final » attend la Première ministre
Le passage en force est loin d’être garanti. Plusieurs parlementaires s’opposent fermement à toute baisse de la taxe sur la consommation. Le principal obstacle s’appelle Yoichi Miyazawa, membre de la Chambre des conseillers.
Ayant dirigé la commission fiscale pendant près de huit ans avant l’arrivée au pouvoir de Takaichi, ce ténor est surnommé le « boss final » des impôts au Japon. Sa présence parmi les frondeurs promet des débats très tendus au Conseil général.
“結論ありき”自民税調インナーで異論も 高市総理の消費減税指示に(2026年7月30日)
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