Hitachiomiya : le maire repousse le dossier brûlant des déchets nucléaires
Face à une vive opposition locale et malgré une subvention de 2 milliards de yens, la ville de Hitachiomiya suspend sa décision sur l'accueil d'une étude pour le stockage des déchets nucléaires.
Le dossier des déchets nucléaires crispe l’ambiance à Ibaraki. Le conseil municipal de Hitachiomiya a bouclé sa session le 18 septembre 2026 sous haute tension. Au cœur des débats : l’acceptation d’une étude documentaire, la toute première étape pour désigner le futur site de stockage définitif des résidus radioactifs du pays.
Une manne financière qui ne suffit pas
Le gouvernement japonais avait officiellement sollicité la municipalité le mois dernier pour entamer ce processus. Cette première étape consiste à examiner, à partir des archives disponibles, s’il existe des problèmes de sécurité ou autres. Selon TBS NEWS DIG, si la ville accepte cette étude, elle peut recevoir une subvention allant jusqu’à 2 milliards de yens.
Pourtant, le maire Suzuki a choisi la prudence. Lors de cette dernière journée de session parlementaire, il a annoncé qu’il reportait sa décision. “Je prends très au sérieux les opinions exprimées par les citoyens”, a-t-il déclaré pour justifier ce coup de frein. Pour l’instant, le chèque de l’État restera donc dans les tiroirs de Tokyo, le temps que le maire obtienne des garanties supplémentaires.
La crainte du point de non-retour
Si le maire hésite, c’est que la pression populaire est forte. Les habitants et les élus locaux soulèvent trois points de blocage majeurs. D’abord, la peur de l’engrenage : beaucoup craignent qu’une fois l’étude documentaire acceptée, le processus ne devienne irréversible et que la ville ne soit désignée d’office comme site de stockage final, quoi qu’en dise la population plus tard.
Ensuite, il y a la crainte des dégâts liés aux rumeurs. Enfin, les citoyens estiment que l’État n’a pas fait son travail de pédagogie. Selon les témoignages rapportés par TBS NEWS DIG, ils réclament que le gouvernement vienne s’expliquer directement devant eux. Le maire Suzuki a indiqué qu’il compte, à l’avenir, vérifier à nouveau la position du gouvernement avant de décider s’il accepte ou non l’étude.
常陸大宮市長 判断先送り “核のごみ”最終処分場の文献調査受け入れについて 茨城|TBS NEWS DIG
© TBS NEWS DIGCet article se fonde sur le reportage publié par TBS NEWS DIG, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.