Japon : seulement 28,2 % des parents souhaitent un deuxième enfant
Un nouveau sondage d'une grande compagnie d'assurance-vie révèle que l'envie d'agrandir la famille est au plus bas historique au Japon. En cause, une inflation qui fait exploser les frais de garde et l'anxiété liée aux revenus.
La Première ministre Sanae Takaichi l’a martelé dès sa prise de fonction : le déclin démographique est le plus grand défi du Japon. Pourtant, la réalité quotidienne des foyers semble s’éloigner des ambitions gouvernementales. Selon une enquête publiée le 19 octobre 2026 par une grande compagnie d’assurance-vie, le désir de parentalité se heurte à un mur économique.
Un record de pessimisme chez les parents
Parmi les parents ayant déjà un enfant, seuls 28,2 % déclarent vouloir un deuxième bébé. C’est le chiffre le plus faible jamais enregistré par cette étude annuelle. À l’inverse, plus de 70 % des sondés expliquent que franchir le pas est soit difficile, soit non souhaité. Le sondage souligne un décalage flagrant : si le nombre idéal d’enfants par famille reste supérieur à deux dans l’esprit des gens, le passage à l’acte est freiné par la réalité matérielle.
Le poids financier de l’inflation
L’argent reste le principal obstacle. D’après TBS NEWS DIG, les frais de garde et d’éducation mensuels ont atteint 43 356 yens par enfant (environ 265 euros), un record absolu. Dans un contexte de hausse des prix généralisée, environ 80 % des foyers interrogés avouent ressentir une lourde charge financière.
Les témoignages de parents illustrent une précarité croissante. Outre le coût de la vie, la difficulté de concilier carrière professionnelle et éducation renforce ce sentiment de blocage. Sans mesures concrètes sur les aides régionales et la stabilité des revenus, ce mur du deuxième enfant menace directement la consommation nationale et la future main-d’œuvre du pays.
理想は2.47人でも…「子ども2人目欲しい」過去最少の28% 物価高と仕事との両立が「2人目の壁」に【Nスタ解説】|TBS NEWS DIG
© TBS NEWS DIGCet article se fonde sur le reportage publié par TBS NEWS DIG, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.