Journaliste japonais arrêté en Russie : Tokyo demande un accès consulaire
Le gouvernement japonais accentue la pression sur Moscou. L'ambassadeur Akira Muto demande officiellement de pouvoir rencontrer le journaliste du Hokkaido Shimbun détenu pour espionnage depuis le 13 octobre.
La tension monte entre Tokyo et Moscou autour du sort d’un reporter du Hokkaido Shimbun, le principal quotidien de la grande île du nord du Japon. Soupçonné d’espionnage par les autorités russes, l’homme est actuellement derrière les barreaux, mais le Japon n’a toujours pas pu s’entretenir avec lui.
Un blocage administratif à Moscou
Le 19 octobre, Akira Muto, l’ambassadeur du Japon en Russie, s’est rendu personnellement au ministère russe des Affaires étrangères. Son objectif est clair : obtenir au plus vite une visite consulaire pour s’assurer de l’état de santé du journaliste. Selon 日テレNEWS, des diplomates japonais ont déjà tenté d’approcher le centre de détention de Moscou le 16 octobre, sans succès.
La partie russe justifie ce refus par un argument bureaucratique classique. Les autorités locales expliquent que les procédures internes ne sont pas encore prêtes. Pour Tokyo, cette attente devient problématique alors que le ressortissant japonais n’a toujours pas pu rencontrer les représentants consulaires.
Une détention prolongée jusqu’en décembre
Le journaliste a été interpellé le 13 octobre par les autorités russes. La justice russe a déjà tranché sur son maintien en cellule : le tribunal a autorisé sa détention provisoire jusqu’au 12 décembre.
Cette affaire intervient dans un climat diplomatique glacial entre les deux nations. Pour l’instant, la diplomatie japonaise reste mobilisée pour garantir les droits fondamentaux de son citoyen en attendant une éventuelle évolution judiciaire.
【ロシアで日本人記者拘束】武藤大使 早期の領事面会求める 北海道新聞の記者めぐりロシア外務省を訪問
© 日テレNEWSCet article se fonde sur le reportage publié par 日テレNEWS, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.