Sagamihara : les archives de la tuerie de 2016 ouvertes au public
Dix ans après le massacre du Tsukui Yamayuri-en, la ville de Sagamihara a classé les documents de l'enquête comme archives historiques permanentes. Appels d'urgence et fiches de triage sont désormais accessibles à tous.
Une page d’histoire accessible à tous
C’est un pas important pour la transparence et la mémoire collective à Kanagawa. Dix ans après la tuerie du Tsukui Yamayuri-en, la ville de Sagamihara a décidé de classer les documents liés à l’affaire comme archives historiques permanentes. Désormais, n’importe quel citoyen peut consulter ces dossiers pour comprendre le déroulement exact de l’une des pires tueries de masse du Japon moderne.
Le 26 juillet 2016, Satoshi Uematsu, un ancien employé du centre, avait assassiné 19 résidents handicapés et blessé 26 autres personnes. En ouvrant ces archives, la municipalité souhaite que les faits ne soient jamais oubliés ou déformés par le temps. Ce n’est plus seulement un fait divers tragique, c’est un pan de l’histoire locale mis à la disposition des chercheurs et du public.
Des détails crus sur l’intervention
Le contenu de ces archives est particulièrement explicite. On y trouve notamment les enregistrements des appels passés aux secours pendant l’attaque, mais aussi les fiches de triage médical. Le triage est cette procédure d’urgence qui permet aux médecins de classer les blessés par ordre de priorité vitale selon la gravité de leur état. Ces documents permettent de réaliser l’ampleur du chaos et la difficulté de l’intervention cette nuit-là.
Les autorités municipales estiment qu’il est crucial de maintenir cet accès pour permettre aux générations futures de vérifier les faits sans filtre. Le but est de créer un environnement où l’on peut enquêter sur chaque détail du drame. Satoshi Uematsu a été condamné à mort pour ses actes, mais le travail de transmission, lui, continue à travers ces preuves tangibles conservées dans les archives de la ville.
やまゆり園事件から10年 「歴史的公文書」で後世へ(2026年7月27日)
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