Scandale à l'Université de Hokkaido : des laboratoires privés d'étudiants
L’Université de Hokkaido a officiellement reconnu l'existence d'un système de harcèlement académique au sein de son département de chimie. Des membres du personnel étaient privés d'étudiants dans leurs laboratoires.
L’Université de Hokkaido, l’une des plus prestigieuses institutions du pays, vient de lever le voile sur une affaire interne de harcèlement organisé. L’établissement a admis avoir pratiqué ce qu’on appelle ici l’akahara, ou harcèlement académique, à l’encontre de plusieurs membres de son personnel.
Un boycott interne organisé
D’après des informations communiquées par ANNnewsCH le 1er octobre 2026, les faits se sont concentrés au sein de la section chimie de la faculté des sciences. Un accord interne prévoyait qu’aucun étudiant ne soit affecté aux laboratoires de certains membres du personnel.
Cette mise à l’écart n’était pas une simple menace. L’université a confirmé que cet accord a été appliqué et qu’aucun étudiant n’a été affecté aux laboratoires concernés. Au Japon, l’akahara désigne les abus de pouvoir dans le milieu universitaire, allant du sabotage de carrière à l’isolement social forcé.
Une transparence sous pression
L’Université de Hokkaido avait pourtant certifié ces faits comme étant du harcèlement dès le mois de juillet 2026. Jusqu’ici, l’institution refusait de répondre aux sollicitations d’ANN. Ce n’est que le 30 septembre 2026 qu’elle a finalement apporté un complément d’information pour reconnaître publiquement la situation.
L’administration de l’université explique ce revirement par son devoir de transparence. Elle estime qu’en tant qu’institution publique, elle a une responsabilité d’explication envers la société. Si la reconnaissance des faits est un premier pas,
北海道大「組織的なアカハラ」認定 理学研究院所属のスタッフへ不適切行為(2026年10月2日)
© ANNnewsCHCet article se fonde sur le reportage publié par ANNnewsCH, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.