Séisme à Kumamoto : le cri du cœur des soignants à bout de souffle
Dix jours après le séisme à Kumamoto, le personnel de la maison de retraite d'Hikawa travaille sans relâche. Entre épuisement physique et trauma des répliques, la prise en charge reste sous haute tension.
Dix jours après la secousse qui a frappé Kumamoto, plus de 6 600 personnes occupent encore des abris temporaires. Sur le terrain, la pression ne faiblit pas, notamment dans les structures médicales et sociales.
Traumatismes et peur des répliques
À Hikawa, dans la maison de retraite médicalisée de la commune, le quotidien est un combat. Les résidents âgés restent hantés par le souvenir du grand séisme de Kumamoto en 2016, où une secousse encore plus violente avait suivi le premier choc. Au moindre grondement sourd de la terre, la terreur refait surface.
Ryuichi Takaue, soignant dans l’établissement, décrit la méthode de l’équipe : garder un sourire rassurant et rester au plus près des aînés pour les apaiser. Une charge émotionnelle colossale à gérer au quotidien.
Des équipes surmenées et un accès à l’eau critique
Après dix jours de travail ininterrompu, la fatigue accumulée devient lourde. Ryuichi Takaue explique que son propre domicile, situé dans le quartier de Kawashiri, a été complètement mis à sac par les secousses. Comme l’ensemble de ses collègues, il a choisi de faire passer la sécurité des résidents avant ses contraintes personnelles, conscient qu’un manque d’effectif mettrait les aînés en danger.
Sur le plan matériel, les camions-citernes et les dons envoyés de tout le pays permettent de survivre au jour le jour. Mais les coupures d’eau courante durent dans la région d’Hikawa et risquent de se prolonger. Le personnel réclame un maintien durable des livraisons d’eau pour éviter un effondrement sanitaire.
【熊本地震】スタッフも被災…人手不足深刻 発生から10日、介護の現場は
© 日テレNEWSCet article se fonde sur le reportage publié par 日テレNEWS, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.