"Ghost in the Shell" : la science-fiction devient réalité au Japon
Des chercheurs de l'Université de Tokyo explorent la fusion entre l'homme et la machine. Entre corps interchangeables et transfert de conscience, le futur imaginé par les mangas devient réalité.
Le futur imaginé par le manga culte “Ghost in the Shell” n’est plus si lointain. À l’Université de Tokyo, des chercheurs travaillent très sérieusement sur des technologies qui semblaient autrefois relever du pur délire de science-fiction. Le 24 septembre 2026, l’agence 共同通信 a rencontré deux experts qui repoussent les limites de ce que signifie être humain.
Changer de corps comme de chemise
Le professeur Masahiko Inami se spécialise dans l’augmentation des fonctions corporelles. Il imagine un avenir où l’on pourrait changer de corps prothétique de manière aussi décontractée que l’on choisit un vêtement le matin. Ce n’est plus seulement une question de remplacer un membre manquant, mais de dépasser les capacités naturelles de notre biologie.
Télécharger son esprit dans une machine
De son côté, le professeur associé Masamine Watanabe explore un terrain encore plus vertigineux : l’upload de la conscience. Il compare cette vision à une sorte de Tamagotchi cérébral, où l’esprit pourrait être maintenu dans un environnement numérique distinct du monde physique. L’idée est de maintenir la conscience éveillée dans un lieu totalement différent de la réalité matérielle. Ce passage de la chair au processeur soulève des questions fascinantes sur l’identité et la survie de l’ego.
Une révolution éthique et mentale
Si ces technologies se concrétisent, elles bousculeront forcément notre sens moral et nos compétences. Selon 共同通信, ces innovations ne se contentent pas de transformer nos capacités, elles redéfinissent carrément le cœur de l’expérience humaine. On ne parle plus de simples outils, mais d’une évolution de l’espèce où la frontière entre le vivant et l’artificiel finit par s’effacer totalement.
攻殻機動隊で描かれた世界は実現しますか? 東京大学で人の身体と意識(脳)の未来について聞いてきた
© 共同通信Cet article se fonde sur le reportage publié par 共同通信, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.