Le Japon prépare ses arrières : une loi pour une capitale de secours
Le gouvernement vient de valider le décret d'application de la loi sur la sous-capitale. Dès le 30 octobre, le pays se dote officiellement d'un cadre pour désigner une roue de secours à Tokyo.
Une assurance contre le chaos
C’est une étape discrète mais cruciale pour la sécurité nationale. Le gouvernement japonais a adopté ce mardi 27 octobre en conseil des ministres le décret d’application de la loi sur la création d’une sous-capitale. L’idée est simple : si Tokyo se retrouve paralysée par une catastrophe naturelle majeure, le pays doit pouvoir continuer à tourner ailleurs.
Selon 共同通信, ce nouveau texte définit précisément les critères pour choisir les villes capables d’épauler la capitale actuelle. Le processus n’est pas sorti du chapeau. Une phase de consultation publique s’est tenue du 3 au 16 octobre dernier avant la validation finale par l’exécutif.
Désengorger Tokyo pour mieux protéger
Le 30 octobre marquera l’entrée en vigueur officielle de cette fameuse loi sur la sous-capitale. L’objectif affiché par le gouvernement est double. D’abord, il s’agit de construire un système de secours pour les fonctions centrales de l’État. Ensuite, le gouvernement veut favoriser la formation de pôles économiques répartis dans plusieurs régions.
Au Japon, on appelle cela le fukushuto.
Et maintenant ?
La prochaine étape consiste à définir les orientations de base pour choisir la ou les heureuses élues. La ou les futures sous-capitales ne sont pas encore désignées. Le gouvernement entend poursuivre sérieusement l’élaboration des orientations de base.
【速報】副首都指定要件を閣議決定 人口・経済規模や行政体制 大阪など4道府県該当、準備進める
© 共同通信Cet article se fonde sur le reportage publié par 共同通信, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.