Séisme à Kumamoto : l'agence météo lui donne son nom officiel
Le Japon vient de baptiser officiellement la catastrophe qui frappe Kyūshū. Désormais, il faudra parler du « séisme de Kumamoto de l'an 8 de Reiwa » pour désigner cette série de secousses historiques.
L’Agence météorologique du Japon (JMA) vient de trancher. La série de secousses qui déchire actuellement la région de Kumamoto a désormais une identité officielle. Elle s’appelle le « séisme de Kumamoto de l’an 8 de Reiwa ». Ce n’est pas qu’une simple question de sémantique, c’est le signe que l’événement est entré dans la catégorie des catastrophes majeures du pays.
Un label réservé aux séismes historiques
Au Japon, on ne donne pas un nom à chaque tremblement de terre. Il y en a beaucoup trop tous les jours. Pour obtenir son propre petit nom, un séisme doit répondre à des critères très stricts fixés par les experts de l’agence. Soit il affiche une magnitude très élevée, soit il cause des dégâts matériels et humains considérables à l’échelle nationale. En officialisant cette appellation, les autorités confirment que nous faisons face à un événement qui marquera durablement l’histoire de la préfecture de Kumamoto.
Le nom choisi utilise le calendrier impérial et l’ère actuelle, Reiwa, entamée en 2019 lors de l’accession au trône de l’empereur Naruhito. Nous sommes en 2026, soit la huitième année de cette ère. Ce baptême permet de différencier clairement cette tragédie de celle de 2016, qui reste gravée dans toutes les mémoires sur l’île de Kyūshū. À l’époque, la ville avait déjà subi deux secousses d’intensité maximale à deux jours d’intervalle, causant des destructions massives.
Une appellation pour toute la séquence
Cette décision de la JMA n’est pas rétroactive, elle définit le cadre de ce qui se passe aujourd’hui. Ce nom ne concerne pas uniquement la secousse la plus forte enregistrée jusqu’ici. Il englobe toute la séquence sismique actuelle et toutes les répliques qui continuent de faire vibrer le sol.
Pour les assureurs, les historiens et les services de secours, c’est un point de repère essentiel. Cela permet de centraliser toutes les données techniques, les bilans de victimes et les fonds d’aide sous une seule et même bannière administrative. C’est aussi une manière pour l’État de reconnaître la gravité de la situation pour les habitants de Kumamoto, qui vivent dans l’angoisse des répliques incessantes depuis plusieurs jours. En nommant la catastrophe, le gouvernement facilite aussi l’organisation de la reconstruction à long terme.
熊本県で最大震度7 気象庁「令和8年熊本地震」と名称定める(2026年7月29日)
© ANNnewsCH