Séisme à Kumamoto : la « guérilla météo » s'invite dans les décombres
Une semaine après la secousse meurtrière, des pluies torrentielles et la foudre frappent Kumamoto, compliquant le travail des sinistrés alors que les hôpitaux de Yatsushiro rouvrent enfin leurs portes.
Une semaine après le séisme qui a fait 38 morts à Kumamoto, les éléments s’acharnent sur la région. Ce 4 août, les villes de Hikawa et Uki ont été frappées par une « guérilla météo », ces averses japonaises d’une intensité folle qui éclatent sans prévenir. En quelques minutes, les routes se sont transformées en torrents de boue, et la visibilité est devenue quasi nulle sous les coups de tonnerre.
Un déluge sur les maisons éventrées
Pour les habitants, le timing est catastrophique. De nombreux bâtiments endommagés ne sont pas encore protégés par les fameuses bâches bleues (ces protections en plastique utilisées au Japon après chaque sinistre). Dans les commerces en cours de nettoyage, l’eau s’est infiltrée par les toitures brisées, ruinant les efforts des derniers jours. Les caméras de surveillance montrent une ville noyée sous des trombes d’eau horizontales, forçant les bénévoles à interrompre les opérations de déblayage.
Masque obligatoire pour le nettoyage
À Yatsushiro, le retour progressif à la normale se dessine tout de même avec la reprise des consultations externes dans les hôpitaux ce mardi. Mais les médecins sont formels : il ne faut pas s’approcher des décombres sans protection. Ils recommandent vivement le port du masque pour éviter d’inhaler les poussières de béton et de bois. Même avec un masque, le risque respiratoire reste présent lors de la manipulation des gravats secs.
L’eau, le nerf de la guerre
Le retour à la vie normale bute toujours sur un obstacle majeur : la sécheresse des robinets. Plus de 40 000 foyers restent privés d’eau courante et les réparations définitives pourraient traîner jusqu’à la fin du mois. Cette pénurie paralyse aussi les blocs opératoires, empêchant les chirurgiens de reprendre leur activité. Pour accélérer le mouvement, la Première ministre Sanae Takaichi a débloqué 24,2 milliards de yens. La zone va être classée en état de catastrophe extrême, permettant à l’État de financer l’essentiel de la reconstruction des communes sinistrées.
【熊本地震発生から1週間】断水や倒壊…いまなお残る爪痕 支援の動き広がる
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