Séisme à Kumamoto : le décompte officiel oublie les réfugiés à domicile
Deux semaines après le séisme à Kumamoto, le nombre officiel de réfugiés baisse à 3 652 personnes. Mais ce chiffre occulte une réalité : de nombreux sinistrés vivent encore hors des centres d'accueil.
Le nombre d’évacués officiels en baisse
Deux semaines après le séisme qui a frappé Kumamoto, le bilan humain reste lourd. Selon les chiffres publiés par la préfecture le 12 août, on dénombre officiellement 3 652 personnes installées dans les centres d’évacuation. C’est un peu moins que les 3 810 recensés il y a quelques jours, mais cette légère baisse ne signifie pas que tout le monde est rentré chez soi. Le 12 août marque précisément le quinzième jour depuis le déclenchement de la catastrophe, et pour beaucoup, le calvaire se poursuit loin du confort habituel.
Les sinistrés invisibles des statistiques
D’après les informations de 日テレNEWS, le chiffre officiel ne raconte pas toute l’histoire. Une partie importante de la population sinistrée n’apparaît tout simplement pas dans les registres préfectoraux. Ce sont les réfugiés de l’ombre, ces habitants qui ont fait le choix de ne pas rejoindre les gymnases ou les centres communaux. Ces familles préfèrent rester dans leur maison endommagée, dormir dans leur voiture ou installer une tente à proximité immédiate de leur domicile.
Ce choix s’explique souvent par l’attachement au quartier ou la peur des vols, mais aussi par la promiscuité parfois insupportable des centres d’évacuation. Cependant, cette situation crée une catégorie de sinistrés invisibles. Comme ils ne dorment pas sur les tatamis des centres officiels, ils échappent aux radars des autorités locales qui gèrent la logistique d’urgence.
Un accès à l’aide plus complexe
Être absent des listes officielles complique l’accès aux services de base. La distribution de nourriture, d’eau potable et le suivi médical se font prioritairement dans les structures gérées par la municipalité. Les personnes restées chez elles doivent souvent se déplacer par leurs propres moyens pour obtenir des provisions, alors que les infrastructures sont encore fragiles. La préfecture de Kumamoto fait désormais face au défi de recenser ces citoyens pour s’assurer que personne n’est laissé pour compte, deux semaines après le choc initial.
【熊本地震】「心配で離れられない」自宅やその近くに留まること選ぶ人も 「避難者数」に含まれず
© 日テレNEWSCet article se fonde sur le reportage publié par 日テレNEWS, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.