Séisme à Kumamoto : le barrage de Hikawa tient bon mais les tuyaux craquent
Onze jours après le séisme, 34 000 foyers restent privés d'eau. Si le barrage de Hikawa est intact, les réparations des canalisations souterraines et sous-marines s'annoncent plus longues que prévu.
Onze jours après la secousse qui a frappé la préfecture de Kumamoto, le retour à la normale est un chemin de croix pour 34 000 foyers. La Première ministre Sanae Takaichi a fixé un objectif clair lors de sa visite : l’eau doit couler partout d’ici la fin du mois d’août. Mais sur le terrain, la réalité technique est complexe.
Le barrage de Hikawa est hors de cause
Les experts ont passé au peigne fin le barrage de Hikawa, l’une des sources majeures de la région. Le verdict est rassurant : aucune fissure ni anomalie n’a été détectée. Le niveau d’eau reste stable. Le problème ne vient donc pas de la ressource, mais du transport.
Les secousses ont malmené les canalisations qui relient le barrage aux stations de traitement. Des photos montrent des valves normalement enterrées qui ont été propulsées à la surface. Si ces tronçons principaux sont désormais réparés, le blocage se situe maintenant au niveau des tuyaux plus petits, ceux qui acheminent l’eau directement dans les maisons.
Le défi des fuites invisibles
Trouver une fuite sous terre, c’est chercher une aiguille dans une botte de foin. Les ouvriers doivent avancer pas à pas, réparer une section, puis tester la pression pour découvrir la faille suivante. Ce travail de fourmi explique pourquoi les délais s’allongent.
La situation est encore plus critique pour la ville de Kamiamakusa. Une partie de la commune dépend d’une canalisation sous-marine de 11 kilomètres de long provenant de Yatsushiro. Les autorités locales sont inquiètes : l’inspection de ce tuyau immergé n’a même pas encore commencé. Contrairement aux zones terrestres, le rétablissement total pour la fin du mois d’août y semble déjà compromis.
Un réseau trop fragile
Cette crise met en lumière le retard pris dans la modernisation des infrastructures. À Hikawa, seulement 15 % des canalisations sont aux normes parasismiques, contre une moyenne nationale de 32 %. Entre le manque de bras et les budgets serrés, la résistance du réseau n’était pas prête pour un tel choc. En attendant, les habitants s’organisent entre files d’attente aux camions-citernes et bains solidaires offerts par les hôtels voisins.
熊本地震 被災地で断水続く理由を追跡 観光に影響も…
© FNNプライムオンラインCet article se fonde sur le reportage publié par FNNプライムオンライン, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.