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Travailleuses étrangères : le calvaire des grossesses interdites au Japon

Au Japon, une travailleuse étrangère sur quatre est poussée à démissionner dès qu'elle tombe enceinte. Des enregistrements audio dévoilent la violence des pressions exercées par les organismes de surveillance.

映像 : TBS NEWS DIG · vidéo YouTube intégrée

Après les révélations sur les violences subies par des ouvriers birmans à Hokkaido, un nouveau volet sombre du système de recrutement étranger au Japon éclate au grand jour. Cette fois, ce sont les femmes qui sont en première ligne. Selon des informations rapportées par TBS NEWS DIG le 9 septembre 2026, le droit à la maternité est quasi inexistant pour de nombreuses stagiaires.

Un quart des employées poussées vers la sortie

Les chiffres sont alarmants. Environ 25 % des travailleuses étrangères employées sous les statuts de stagiaire technique ou de travailleur qualifié font l’objet de pressions directes pour démissionner lorsqu’elles annoncent une grossesse. Ces femmes, venues au Japon pour subvenir aux besoins de leurs familles, se retrouvent face à un choix impossible : leur enfant ou leur gagne-pain.

Ces pratiques ne sont pas seulement le fait de petits patrons isolés. Elles sont souvent orchestrées par les kanri dantai, ces organismes de surveillance censés encadrer les travailleurs et assurer le lien avec les entreprises. Au lieu de protéger les droits des employées, certains de ces organismes agissent comme des agents d’expulsion déguisés.

« Si tu gardes l’enfant, tout est fini »

Des enregistrements audio obtenus par TBS NEWS DIG montrent la brutalité des échanges. On y entend un responsable d’organisme de gestion demander froidement à une stagiaire : « Tu veux accoucher ? Réfléchis bien. Si tu fais ça, tu es consciente que tout le reste va s’écrouler ? ». Le message est clair : la grossesse est traitée comme une faute professionnelle grave rendant tout travail ultérieur impossible aux yeux de l’encadrement.

Face à ces intimidations, de nombreuses femmes finissent par accepter un retour forcé dans leur pays d’origine, souvent lestées par les dettes contractées pour venir travailler au Japon.

La justice s’invite dans le débat

Pourtant, la loi japonaise est censée protéger ces travailleuses contre de tels abus. Plusieurs tribunaux ont récemment rendu des décisions marquantes en faveur des victimes. Des employeurs ont été condamnés à verser des dommages et intérêts pour licenciements abusifs liés à la grossesse. Ces victoires judiciaires encouragent de plus en plus de femmes à sortir du silence pour dénoncer un système qui traite encore trop souvent la vie humaine comme une simple variable économique.

原題 · TITRE ORIGINAL

「妊娠したら仕事を辞めてもらう」技能実習生の4人に1人が経験 “退職強要”で賠償命令も 「同じような状況の女性のために声を上げたい」フィリピン女性の思い【news23】内容追加版

© TBS NEWS DIG
原典 · SOURCE ET MÉTHODE

Cet article se fonde sur le reportage publié par TBS NEWS DIG, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.

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