Yoshihiro Seki : le ministre de l'Éducation s'excuse pour des fêtes interdites
Le ministre de l’Éducation Yoshihiro Seki a présenté ses excuses après avoir organisé des collectes de fonds dans l'enceinte du Parlement, une pratique interdite par le règlement intérieur japonais.
Yoshihiro Seki est dans l’embarras. Le ministre de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie a organisé des réunions de financement politique dans les bureaux des parlementaires. Le problème ? Le règlement interne interdit formellement d’utiliser ces locaux officiels pour de tels événements lucratifs.
Selon ANNnewsCH, les chiffres extraits des rapports de financement sont éloquents. En 2020, une première réception a généré 2,44 millions de yens de revenus pour seulement 46 424 yens de dépenses. En 2024, le ministre a récidivé avec une soirée rapportant 810 000 yens pour 81 957 yens de frais. Dans les deux cas, la marge bénéficiaire avoisine les 90 %.
Ces chiffres montrent que les frais d’organisation représentaient environ 10 % des recettes.
Une « profonde réflexion » tardive
Interrogé lors d’une conférence de presse après le conseil des ministres ce 13 octobre 2026, Seki a déclaré vouloir faire preuve d’une « profonde réflexion » sur ses actes. Il a reconnu avoir utilisé des salles de réunion ainsi que son propre bureau pour ces activités de collecte. Ce terme de « réflexion » (mosei) est le passage obligé des politiciens japonais pris en faute, mais il peine ici à éteindre l’incendie.
Pourquoi c’est un problème ?
Au Japon, la séparation entre les moyens de l’État et les finances personnelles des élus est un sujet brûlant. Pour un ministre chargé de l’éducation et de l’éthique, l’exemple donné aux citoyens est particulièrement malvenu, surtout quand les montants en jeu révèlent un système bien huilé pour transformer les locaux de l’État en machine à billets.
【見逃し配信】議員会館で政治資金パーティー開催 関芳弘文部科学大臣 閣議後会見【ノーカット】(2026年10月13日) ANN/テレ朝
© ANNnewsCHCet article se fonde sur le reportage publié par ANNnewsCH, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.